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L’AFFAIRE CLEARSTREAM.
Il ne vous aura pas échappé que cette affaire sent réellement mauvais. Nous ne connaîtrons sans doute jamais la vérité sur les origines de cet étonnant procès. Par contre, nous pouvons en examiner les éléments visibles.
Rappel simple des faits.
1- Si Monsieur Dominique de Villepin avait été condamné à une lourde peine ou bien à une peine d’inéligibilité, il ne pourrait plus être candidat aux prochaines élections présidentielles.
2- Monsieur Dominique de Villepin a été relaxé, alors il devient un candidat très sérieux face à Nicolas Sarkozy pour les prochaines élections présidentielles et compte tenu des résultats obtenus par l’actuel président, tant sur le plan du chômage que social, il possède alors toutes les chances pour lui succéder.
3- Le Procureur fait appel 24 heures après le jugement. C’est très curieux, compte tenu du résultat du procès.
Tous les indices font supposer que ce procès est avant tout politique. Pourquoi chercher à démolir un homme qui nous a rendus si fiers d’être français, lors de son intervention à l’ONU, en refusant d’envoyer notre armée en Irak. Peut-être a-t-on peur que la France se redresse !
Nous croyons que le pouvoir en place procède à un nettoyage par le vide contre tous ceux qui pourraient lui faire de l’ombre lors des prochaines élections majeures. En tous cas les faits semblent le démontrer.
Nicolas Sarkozy a commis une grave erreur s’il est à l’origine de cet appel. J’espère pour lui que non, car, si cela était le cas, la fonction présidentielle perdrait de la hauteur et lui avec.
La Présidence de la République est une fonction très importante dans laquelle la dignité joue un rôle de premier plan. C’est presque un sacerdoce. Nicolas Sarkozy devra nous démontrer qu’il n’est pour rien dans cet appel incompréhensible, pas par de simples paroles, par des preuves.
Si cela n’est pas fait, alors, la sagesse imposera à tous les français de ne plus voter pour l’UMP lors des prochaines élections futures.
Qu’il est loin le temps où lors des élections présidentielles, le Général de Gaulle, talonné par François Mitterand, à l’issue du premier tour, vit arriver dans son bureau un de ses collaborateurs qui lui montra une photographie de son concurrent serrant la main du Maréchal Pétain. Que dois-je faire lui demanda-t-il ? Le Général lui répondit : « Monsieur, je ne suis pas arrivé là où je suis pour pratiquer la politique de la délation ».
Comme quoi, il ne suffit pas de s’incliner sur la tombe du Général de Gaulle avant une élection pour en avoir l’étoffe.
MPFID.
Le Président.
Georges Martin.
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