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Écrit par Georges Martin   

Andy Loubry de la Webtélé des souverainistes

Interviewe Georges Martin président du MPFID.
 
 

Andy Loubry
: Georges Martin ! Bonjour !
 
Georges Martin : Bonjour !
 
Andy Loubry : Vous venez de créer un club de réflexion dénommé : « Mouvement des Patriotes Français pour l’Indépendance et la Démocratie ». Pourriez-vous nous indiquer votre parcours politique ?
 
Georges Martin : Il est très simple. Je me suis inscrit au RPR à une époque où ce parti était encore gaulliste. J’étais alors un simple militant. Je l’ai quitté lorsque Jacques Chirac a appelé à voter le traité de Maastricht car lorsqu’on n’est plus maître de sa monnaie, on perd une grande partie de sa souveraineté.
 
Entre temps, je fus élu adjoint au Maire dans ma commune de Saint-Germain-sur-Morin, en Seine-et-Marne.
J’ai alors suivi Charles Pasqua qui m’a confié la responsabilité de la Seine-et-Marne pour son club de réflexion « Demain la France ». Les difficultés apparues avec l’association Pasqua-Villiers m’amenèrent à démissionner du parti nouvellement créé : le RPFIE. Encore ce satané esprit de compétition : la lutte personnelle pour la première place.
3 ans plus tard, j’adhérais au MPF de Philippe de Villiers qui me confia la présidence de la Fédération de Seine-et-Marne.
J’ai démissionné de ce poste et de ce parti il y a un mois car malgré une conjoncture exceptionnelle pour les souverainistes, il ne put y avoir d’entente entre eux. J’ai pensé qu’ils étaient indécrottables. Il ne me restait plus qu’à en tirer les conclusions, c'est-à-dire, créer un club de réflexion qui soit indépendant des partis politiques. Chez nous, il n’y a pas d’investiture à attendre puisque nous ne présenterons aucun candidat. Je précise que ce club est national.
 
Andy Loubry : Georges Martin, pourquoi avez-vous créé ce club de réflexions ?
 
Georges Martin : Avant d’entrer dans le vif du sujet, je profite de cette belle journée de printemps, où le soleil brille et où les oiseaux chantent, qui symbolise fort bien le renouveau, pour vous présenter notre nouvelle démarche. Je dis notre, car, nous sommes déjà un certain nombre à nous y être associés.
Le but du MPFID est de rassembler un maximum de patriotes, de sensibilités diverses, sans pour cela qu’ils soient obligés de quitter le parti auquel ils pourraient appartenir, afin qu’ils puissent échanger des idées et si possible organiser des réunions d’informations. Nous pourrons alors mettre un peu d’ordre dans nos esprits. Il s’agit d’effectuer un réarmement moral. Nous en avons bien besoin avec toute cette désinformation.
Nous avons souhaité, avec quelques amis, créer ce club de réflexion afin que les patriotes français puissent s’exprimer sans être tributaires des ambitions personnelles de quelque dirigeant politique que ce soit. C’est la raison pour laquelle cette association est exempte de leader politique ayant déjà participé à notre décadence. Cela restreint énormément le nombre de postulants éventuels. Nos responsables furent incapables de réaliser l’unité des souverainistes pour les européennes. Chaque président de parti voulait, naturellement, tirer la couverture à lui. Que sont devenus la France et les français au milieu de tout cela ? Je n’accable personne en particulier, car, l’esprit de compétition habite chacun d’entre nous. C’est dans la nature de l’homme. Il ne doit, en aucun cas, nous aveugler au point d’oublier le sens même de l’état. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai démissionné de mes fonctions de Président de la Fédération MPF de Seine-et-Marne, car cette constatation ne me permettait pas de présager quelque chose de bon pour l’avenir.
Ce que je viens d’exposer se produit, hélas, dans tous les partis politiques. C’est une des tares du système républicain.
 
Andy Loubry : Quel rôle comptez-vous faire jouer aux adhérents de votre association ?
 
Georges Martin : Tout d’abord, il n’est pas question de les faire jouer. Il incombera aux adhérents de s’informer et de se cultiver davantage pour mieux comprendre ce qui se passe et en diffusant le message suivant : « Messieurs les responsables politiques souverainistes, le petit jeu du : Je te donne ceci et tu me donnes cela, n’arrange en rien les affaires de la France et des Français ». Ils devront les inciter à faire l’union nécessaire en fonction des élections. Nous comprenons que chaque dirigeant politique ait de l’ambition, mais pas au détriment de notre pays. L’adhérent doit s’inscrire afin de s’améliorer, d’évoluer sur un plan politique et développer sa compréhension du monde. Pour cela, il est nécessaire de réétudier ensemble notre passé historique, le vrai.
 
Andy Loubry : Que ressentez-vous par rapport à votre ancien parti : Le MPF de Philippe de Villiers ?
 
Georges Martin : Je ressens une immense tristesse. Je m’y suis investi complètement. Philippe de Villiers est un homme de grande valeur, méconnu des français qui a été démoli par des critiques médiatiques d’une bassesse inouïe et des attaques personnelles ignobles. Vous comprendrez que ce genre d’échec ne peut enthousiasmer qui que ce soit. Je garde, malgré ma décision, toute mon amitié à Philippe de Villiers pour son courage ainsi qu’à tout son entourage et aux militants du MPF pour tous les combats courageux qu’ils ont menés dans des conditions parfois très difficiles et désespérées. La dérive pan européenne actuelle n’est pas la bonne réponse. J’espère qu’il pourra redresser la barre à temps. Le fait de n’avoir pas pu faire l’union des souverainistes rend impossible une prise de majorité au parlement européen. Seule cette grande victoire aurait pu nous amener à influencer considérablement la commission de Bruxelles.
 
Andy Loubry : Georges Martin ! Le MPFID est-il un parti politique ?
 
Georges Martin : Bien sur que non ! Je rappelle que le MPFID (Le Mouvement des Patriotes Français pour l’Indépendance et la Démocratie) n’est pas un parti politique, mais un club de réflexions, d’informations et de rassemblement patriotique et indépendantiste qui se situe au dessus des partis et qui permettra aux français qui le veulent de beaucoup mieux comprendre le pourquoi du comment de notre situation. Créer un parti politique supplémentaire serait ridicule dans les circonstances actuelles. Ceux qui existent s’effondreront d’eux-mêmes, compte tenu de la situation du pays. J’espère que cela ne se fera pas dans la douleur.
Si vous aimez votre pays, si vous êtes patriotes et si vous êtes attachés à votre droit inaliénable à disposer de vous-même, rejoignez-nous, quelle que soit votre sensibilité politique !
Vous pouvez le faire en envoyant un message à l’adresse courriel suivante : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
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Andy Loubry : Georges Martin, vous appelez les souverainistes de tous bords à vous rejoindre. Ne craignez-vous pas que les clivages existants soient trop forts pour que cela soit bien réaliste ?
 
 
Georges Martin : Je vous l’accorde. Cette démarche est difficile à comprendre. Je vous cite un exemple : Pendant la seconde guerre mondiale, la France avait perdu sa souveraineté. C’était visible pour tout le monde, compte tenu qu’il s’agissait de l’occupation du pays par une armée étrangère, qui se servait et nous appauvrissait en nous assujétissant sous une forme d’esclavage. Aujourd’hui, cela est beaucoup plus subtil : Il n’y a pas d’armée étrangère visible sur notre sol mais une mondialisation qui nous dicte ses ordres par Europe Fédérale interposée et qui nous appauvrit en changeant nos lois, en délocalisant nos emplois et en nous réduisant à la misère. Cela revient au même. La majorité de nos lois sont faites à Bruxelles. Nous décidons de moins en moins de notre avenir sans que le peuple s’en rende compte. Un exemple : en ce moment, on claironne sur tous les fronts, en faisant cocorico, parce qu’on a réussi à obtenir de Bruxelles l’autorisation d’appliquer la TVA à 5.5% pour les restaurateurs. On oublie simplement de vous rappeler qu’il aura fallu 12 années de négociations pour en obtenir l’autorisation. Quelle belle victoire ! En échange de quoi ? Mystère ! C’est pour cela que je parle de réarmement moral. Il faut que les français comprennent à quelle sauce ils sont mangés et pourquoi. Sans ce réarmement moral, la France est morte.
 
Andy Loubry : Vous n’avez pas répondu à la question portant sur les clivages politiques.
 
Georges Martin : Dans la résistance, on ne demandait pas à un candidat combattant s’il était de droite, de gauche ou royaliste, mais s’il était attaché à son pays, à son indépendance et s’il savait tenir un fusil. Notre souveraineté reconquise, évidemment, les français reprirent leurs querelles intestines. C’est dans leur nature. C’est très difficile à gérer mais c’est aussi ce qui fait leur charme. Il ne faut pas oublier que les tendances au communautarisme sont très fortes dans notre pays. Pour bien comprendre cette situation, il faut se remémorer notre histoire. Sans cela, aucune compréhension de la situation actuelle n’est possible.
Le combat que nous voulons mener est dans cette lignée. Nous sommes les résistants.
Je lance un appel à toutes les françaises et à tous les français pour qu’ils participent tout d’abord au redressement moral et ensuite au redressement matériel de la nation !
Je compte sur vous toutes et sur vous tous qui m’écoutez et sur ceux qui nous écouteront.
Je vous signale que nous lançons un site qui permettra de diffuser des vidéos pédagogiques sur de nombreux sujets.
Pour y accéder, il suffit de taper: www.mpfid.fr et plus tard sous Google : mpfid.
Pour l’instant, il est encore embryonnaire, mais, il se développera rapidement. Compte tenu de nos moyens financiers il sera l’élément de transport idéal pour nos communications.
Parmi ceux qui adhéreront, j’espère qu’ils seront un maximum qui s’avéreront capables, au bout de quelques temps, de disserter sur notre site, soit par textes, soit par vidéos. La seule condition d’accès est de respecter la déclaration de foi figurant sur le bulletin d’adhésion sur des sujets murement réfléchis et prouvés, en conformité avec les lois en vigueur.
 
Andy Loubry : Georges Martin ! Merci ! A bientôt !
 
Georges Martin : Merci !
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