REACTIONS MILITANTES Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Martin   

Georg Friedrich HaendelA Paris, et ailleurs aussi.

Le compositeur allemand Georg Friedrich Haendel (1685-1759), naturalisé anglais, a composé l'oratorio Le Messie, illustration musicale de la vie de Jésus, en 1742, d'après le livre d'Esaie. Cette oeuvre somptueuse est jouée le plus souvent en version de concert.

Arte transmettait le 13 avril la version avec mise en scène du Theater an der Wien.
Notons tout de suite que chanteurs, choeurs et orchestre étaient bons. Mais.....

De prime abord, le lieu choisi laisse perplexe. A l'évidence,les bureaux et couloirs, en pans coupés, d'une multinationale, aux murs de teinte pastel, avec moquettes moelleuses, meubles (rares)
contemporains, portes feutrées, aucune fenêtre.
Quant aux intentions du metteur en scène, elles semblent plutôt confuses .
Le cercueil fleuri encadré de participants à une cérémonie de préincinération, au début, peut passer pour symbole. Mais ensuite....Que dire de la scène où une jeune personne en blouse bombon nettoie, à genoux, un tapis? De celle ou cette même jeune personne, costume scout, anime un épisode en simulacre de signes pour sourds-muets? Puis de la scène ou un homme en manteau de cuir genre Prada, clope aux doigts, déambule devant un distributeur de boissons?
Comment supporter ce baptême devant un buffet de fin de congrès et ce pauvre adolescent, cierge en main, chantant, voix de fausset "un sauveur nous est donné"? Tout cela en costumes 1920-1930, cheveux gominés pour les messieurs, tailleurs ultra cintrés pour les dames.
Mais le pire arrive: les apparitions d'un notaire, ou PDG? en costume sombre, véhiculant son porte-document, jusqu’à ce conseil d'administration sur table d'ébène, dont les membres jettent des papiers (ou des bulletins de vote?), par dessus leur épaule. Aux contorsions, à ras le sol, d'un acrobate frénétique, cependant que le choeur entonne : "il a porté nos souffrances", on saisit avec stupeur qu'il s'agit de la condamnation et de la crucifixion.
De confuses, les intentions du metteur en scène (qu'importe son nom, ils sont légion dans le genre) deviennent criantes : transformer une des tragédies les plus poignantes de l 'Histoire en séquences pour pantins, dans le concept généralisé de désacralisation de notre société. On se demande comment des acteurs de qualité peuvent se prêter à cette "relecture" qui, si elle ne relève pas d'un abyssal manque d'imagination du metteur en scène, est insulte à une religion et négation du respect qui lui est du comme à toute autre.
 
Ceci n'est pas du ressort du Cercle Hernani, pas plus que la polémique autour d'un Christ sur chaise électrique dans une cathédrale, mais l'utilisation à des fins blasphématoires, d'un chef d'oeuvre de notre culture, si.
 
 
Françoise Buyrebaud.
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