LE RASSEMBLEMENT. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Martin   

« Les passions primitives, qui toutes tendent directement à notre bonheur, ne nous occupent que des objets qui s’y rapportent et n’ayant que l’amour de soi pour principe sont toutes aimantes et douces par leur essence ; mais quand, détournées de leur objet par des obstacles, elles s’occupent plus de l’obstacle pour l’écarter que de l’objet pour l’atteindre, alors elles changent de nature et deviennent irascibles et haineuses. Et voilà comment l’amour de soi qui est un sentiment bon et absolu devient amour-propre ; c’est-à-dire un sentiment relatif par lequel on se compare, qui demande des préférences, dont la jouissance est purement négative et qui ne cherche plus à se satisfaire par notre bien, mais seulement par le mal d’autrui. »

Jean Jacques Rousseau Premier Dialogue
 
La problématique du rassemblement de notre famille politique dans ses différentes composantes, gaullistes et souverainistes, est un vieux serpent de mer qui ressurgit avant chaque échéance électorale et plus encore après les immanquables pantalonnades qui s’en suivent. Les cabris de l’Union y trouvent là leur raison d’exister !
Toute organisation sociale tire sa légitimité soit d’un élément extérieur à sa structure soit des principes d’organisations internes à cette dernière.
Mystique de l’indépendance nationale pour les uns, idéal gaullien pour les autres, le sacré est invoqué pour légitimer le rituel militant et la hiérarchie qui en découle. Cette approche holiste de l’institution politique ou l’individu est subordonné à des principes quasi religieux est aujourd’hui totalement contestée par le plus grand nombre, travaillée, érodée, corrodée qu’elle est par les courants souterrains du désenchantement du monde et de la démystification inhérent à notre civilisation. La hiérarchie est contestée, derrière chaque grand prêtre du gaullisme ou du souverainisme, on ne voit plus que le gardien du temple ou l’intriguant. L’esprit de cour règne en maître, le repli sectaire menace chacune de ces structures. La hiérarchie, assise sur le sacré, qui devait atténuer les querelles et les jalousies devient l’objet même du scandale, la pierre d’achoppement sur laquelle risque à tout moment de se disloquer la structure.
A l’opposé et en partie pour répondre aux soupçons pesant sur les fondements des structures traditionnelles, certains proposent d’asseoir sur la démocratie intégrale, la justice procédurale et l’arithmétique du vote le grand rassemblement de demain. Ils considèrent que l’aléa du choix sera mieux admis par les uns et pas les autres s’il apparaît comme une force impersonnelle à laquelle tous devront se soumettre. Ces théories font malheureusement l’impasse sur deux évidences qui sauteraient pourtant aux yeux des plus novices d’entre nous. Tout d’abord, l’émergence d’une force impersonnelle absolue qui découlerait de l’entière souveraineté de l’organisation sur elle-même aboutirait à faire du détenteur de cette force une sorte de dictateur légal dont l’exercice du pouvoir serait d’autant plus féroce qu’il procéderait d’une forme toujours plus pure de démocratie !Ensuite, l’aléa du vote ne garantissant en rien le bien fondé de la décision prise, il s’ensuivrait que nous pourrions être entraînés dans une direction non viable, une impasse, voir même plonger dans l’abîme et cela sans pouvoir y mettre le frein.
La seule structure viable de Rassemblement qui peut voir le jour doit se fonder sur l’intérêt bien compris de chacun des participants et la vacuité du centre du pouvoir. C’est ce à quoi nous avons commencé à aboutir avec le développement de l’opération Cantonales 2011. Ce qui a réunit l’ensemble des participants à notre dernière assemblée qui s’est tenue samedi 16 octobre 2010 à Paris est la force des intérêts militants et électoraux. Notre initiative, parce qu’elle propose des solutions pratiques et une structure adaptée, parce qu’elle met à la disposition de chacun un ensemble varié d’étiquettes politiques dont certaines ont déjà fait leur preuve dans le passé, a forcement attiré l’attention des uns et des autres. Cet intérêt s’est concrétisé par l’adoption d’une formule de ralliement, d’un slogan : « Pour La France, tout simplement ! ». Une charte du candidat a commencé à être étudiée et sera bientôt adoptée. Une procédure simple de sélection des candidats, entièrement décentralisées au niveau départemental sera mise en place là ou le besoin s’en fera sentir.
Dans cette initiative, le centre du pouvoir n’est occupé par personne soit que ceux qui sont à l’origine de la démarche ne souhaitait tout simplement pas assumer seul l’autorité soit que ceux qui auraient pu être tentés d’en prendre le commandement s’en sont trouvés empêchés et que d’un commun accord nous avons décidé de réserver le cœur de notre dispositif à nos candidats, les futurs élus ! L’union par la base, autour de nos militants et de nos hommes de terrain, ayant comme seul objet leur réussite et avec elle celle de nos idées !
Rejoignez nous !
Nicolas Stoquer, adhérant à la démarche des cantonales 2011, « Avec vous, pour la France, tout simplement ! »
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