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Écrit par Georges Martin   

Discours de Karim Ouchikh

au Congrès National de Debout le République du 21 novembre 2010
 
 
Unis pour rendre à la France son indépendance
 
 
 
Mes chers compatriotes,
 
 
Le 11 novembre dernier, je me suis rendu à l’Arc de Triomphe, au nom du R.I.F, en compagnie d’Alain Bournazel et d’autres membres éminents de ce mouvement politique, pour honorer la mémoire des milliers de lycéens et d’étudiants qui convergèrent vers ce lieu, le 11 novembre 1940, afin de commémorer la signature, 22 ans plus tôt, de l’Armistice.
 
 
Animés par leurs convictions royalistes, gaullistes ou tout simplement patriotiques, ils osèrent affronter, voici soixante dix ans, l’ordre établi par l’occupant allemand, en bravant dans un même élan vital tous ses interdits, pour la première fois depuis la terrible défaite française de 40.
 
Par ce geste, aussi courageux qu’insensé, ces jeunes gens annonçaient d’autres faits d’armes illustres, ceux de la Résistance puis de la Libération, qui préparèrent, au lendemain de la guerre, le redressement économique de la France.
 
 
Au pied de l’immeuble sur lequel se trouve aujourd’hui posée la plaque commémorative de cet évènement, j’ai côtoyé alors de nombreux patriotes qui communiaient pareillement au souvenir de nos aînés : il y avait là des gaullistes, des royalistes, des chevènementistes, d’autres encore.
 
 
Nous avons descendus ensemble l’avenue des Champs Elysées, dans un profond recueillement.
 
 
Le sentiment d’unité profonde qui se dégageait de ce cortège, tout au long de cette manifestation, était impressionnant, au point de nous donner à voir un spectacle des plus extraordinaires : des chevènementistes défilaient sous les bannières royalistes frappées de la fleur de lys, tandis que des militants de l’Action française entonnaient la Marseillaise !
 
 
Nous n’entendions pas seulement commémorer ainsi un fait historique, nous faisions alors mémoire, par delà les différences de nos familles de pensée, d’un esprit de résistance puissant, qui ne demande aujourd’hui qu’à être ranimé.
 
Si je vous cite aujourd’hui cette anecdote récente, c’est qu’elle me paraît emblématique de la volonté authentique qui doit présider désormais à l’expression de notre action politique immédiate.
 
 
Cette volonté doit être mise au service d’un seul dessein : l’union des différentes composantes de notre famille politique par delà nos clivages partisans, autour d’un objectif qui doit nous obséder en permanence, celui de l’indépendance et le rayonnement de la France.
 
 
*
 
La France est aujourd’hui au rendez-vous de son histoire.
 
 
Chacun d’entre nous doit prendre la mesure de la gravité des périls qui menacent notre pays.
 
 
Depuis près de trente ans, la France est engagée, à son corps défendant, dans une terrible période de son histoire, dans un processus de nature suicidaire qui risque de mener notre patrie à sa perte, s’il n’est pas rapidement enrayé.
 
 
De l’Acte Unique au Traité de Lisbonne, du retour de notre pays dans le commandement intégré de l’OTAN au diktat du gouvernement des juges européens, ce Grand Suicide conduit, inexorablement, à faire perdre à notre pays les instruments de sa souveraineté.
 
 
Perte de sa souveraineté économique et politique avec les transferts massifs de compétences au profit de Bruxelles ; perte de sa souveraineté monétaire avec la zone Euro et la BCE ; perte de sa souveraineté militaire avec l’OTAN et son bouclier anti-missile qui aura tôt fait de briser notre dissuasion nucléaire.
 
 
Autant de champs de ruines qui, aujourd’hui, illustrent pareillement l’abandon par notre pays de ses pouvoirs régaliens et de sa capacité à maîtriser, demain, son indépendance et son destin.
 
 
En vérité, ce renoncement implacable n’est pas autre chose qu’un suicide assisté : il n’est pas le fait du Peuple français, - rappelons nous du non exprimé par nos compatriotes lors du référendum fondateur de 2005-, mais bien celui de ses oligarchies qui entendent, à droite comme à gauche, précipiter la France vers l’abîme.
 
 
Devant pareil danger, il nous faut aujourd’hui entrer en résistance, prendre le maquis pour raviver auprès des Français cette flamme, cet esprit de résistance qui ont si bien animé l’action de nos compatriotes, voici 70 ans, pour mieux lutter contre ce nouvel ordre établi, celui qui entend abolir les frontières, les peuples, les Etats au profit d’un ensemble supranational déstructuré, sans histoire, sans âme.
 
 
*
 
Ces enjeux sont éminemment complexes.
 
 
Nous devons les rendre intelligibles auprès des Français qui attendent de nous de la clarté et de la sincérité.
 
 
De la clarté, il nous en faut dans l’expression de notre logiciel politique commun.
 
 
Nous partageons assurément le même diagnostic des malheurs qui accablent notre pays et, je l’espère, des moyens de les surmonter.
 
 
La France n’en peut plus, elle va mal : elle souffre d’une économie languissante, d’un chômage persistant, de comptes publics déséquilibrés, d’un argent public mal employé, d’une montée scandaleuse de la pauvreté…..
 
 
Le système UMPS étouffe l’indispensable débat et verrouille aujourd’hui toute possibilité de gouverner la France autrement.
 
 
Les maux qui frappent notre pays ne viennent pas de la fatalité, du malheur des temps, mais bien du gouvernement défaillant de la France.
 
 
Il nous faut donc un nouveau projet pour notre pays.
 
 
Ce projet doit reposer sur quatre orientations radicales, pleinement assumées dans leurs formulations comme dans leurs contenus :
 
 
1. Restaurer la souveraineté de la France, sans laquelle rien n’est possible :
 
 
Ce qui suppose:
 
 
- de sortir clairement de l’Union européenne, et pas simplement de la zone euro, pour regagner les marges de manœuvres de notre pays, pour mieux orienter sa politique européenne en faveur de coopérations interétatiques librement choisies, notamment en direction de la Russie.
 
 
- de s’extirper de l’OTAN, dont l’inféodation à la politique des Etats-Unis entrave l’indépendance politique, diplomatique et militaire de la France.
 
 
- de renouer avec une politique étrangère ambitieuse et indépendante, conforme aux intérêts de la France.
 
 
- de renforcer sans atermoiement les capacités militaires de nos forces armées françaises, gage de la puissance internationale de la France.
 
 
2. Rétablir l’autorité de l’Etat, instrument de la souveraineté nationale
 
 
Ce qui exige:
 
 
- de redonner à la fonction du chef de l’Etat une dignité aujourd’hui perdue.
 
 
- de faire respecter l’autorité de la loi partout en France, dans les banlieues comme dans les écoles, et enrayer l’immigration illégale.
 
 
- de lutter contre les féodalismes de tous types, communautaristes, syndicaux, territoriaux ou médiatiques.
 
 
- de défendre la primauté du droit français sur tous autres droits, notamment européen.
 
 
3. Doter la France d’une politique économique conforme aux intérêts de la Nation
 
 
Ce qui implique:
 
 
- de libérer l’économie française de ses rigidités traditionnelles, notamment en maîtrisant les prélèvements obligatoires.
 
 
- de bâtir une politique industrielle volontariste et lutter contre la désertification des campagnes.
 
 
- de nationaliser une partie du secteur bancaire et la mettre au service tant des entreprises que des particuliers.
 
 
- d’instaurer un protectionnisme intelligent, en protégeant la France des excès du libre-échange.
 
 
4. Affirmer partout la singularité française et défendre le rayonnement de la France
 
 
Ce qui passe :
 
 
- par la défense de l’identité d’une France fidèle à racines authentiques, à laquelle chacun se sentira fier d’appartenir.
 
 
- par le rétablissement d’une politique culturelle et d’enseignement qui renoue avec le génie de la civilisation française.
 
 
- par la promotion de la langue française et d’une puissante politique de la francophonie
.
 
- par le développement d’une écologie équilibrée qui place l’homme au centre de ses préoccupations.
 
 
*
 
 
Mes chers compatriotes, nous pouvons rallier une majorité de Français autour de ces idées de bon sens qui nous sont communes.
 
 
Mais sommes-nous véritablement rassemblés pour les exprimer efficacement ?
 
 
Je ne le crois pas et je le déplore.
 
 
Alors même que nos idées sont majoritaires dans le pays, nos différents mouvements demeurent divisés.
 
 
Comment ambitionner de nous opposer au nouvel ordre établi, si nous n’établissons pas déjà entre nous un nouvel ordre ?
 
 
Des états-majors à la base militante de nos mouvements, nous devons agir au sein de notre famille politique pour dépasser, avec sincérité, nos habituels esprits de chapelle et nos pitoyables divisions afin d’offrir aux Français une alternative patriote au système UMPS.
 
 
L’espace politique qui nous est offert est aujourd’hui disponible.
 
 
Nous devons l’occuper rapidement et nous y enraciner avec détermination, sous peine d’en être délogés à coup sûr par d’autres mouvements ou personnalités politiques qui seraient animés d’ambitions moins vertueuses.
 
 
Fédérons donc nos forces dans le respect de nos histoires et de nos singularités respectives, dans le cadre d’une confédération des mouvements souverainistes français, mais faisons le vite car le temps nous est compté : à trop nous attendre, les Français risquent de se détourner de nous, définitivement.
 
 
Parce qu’il est le mouvement le plus important de la galaxie souverainiste, parce qu’il a su, depuis sa constitution, affirmer indiscutablement sa singularité et son indépendance, dans un paysage politique français bien peu frondeur, parce que son chef de file, Nicolas Dupont Aignan, est celui de nos représentants légitimes qui portera nos couleurs dans deux ans, lors du prochain scrutin présidentiel, Debout la République est, à mes yeux, le fer de lance de cette reconquête des esprits, qui doit précéder sous peu la victoire dans les urnes.
 
 
*
 
 
A vous, militants et sympathisants de DLR, à toi, Nicolas, à nous tous, il nous appartient de donner enfin à la France les instruments de sa renaissance.
 
 
Si nous œuvrons ensemble, avec un esprit de rassemblement sincère, sans craindre les tabous ni les interdits, alors tout est possible.
 
 
Gardons foi en l’avenir car l’espérance est pour nous une vertu qui ne demande qu’à s’incarner dans le présent, au travers du plus noble des combats, le seul qui vaille en définitive : celui de la sauvegarde et du rayonnement de la France.
 
 
 
Karim Ouchikh
Vice président du RIF
21 novembre 2010
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