LA GROGNE DE LA MAGISTRATURE. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Martin   

LA GROGNE DE LA MAGISTRATURE.

Rappel bref des faits.

1- Un prisonnier de sexe masculin a été relâché par la justice. Après sa libération, il a vraisemblablement tué, dans des conditions épouvantables, une jeune femme.

2- Le Président Nicolas Sarkozy a déclaré que des sanctions seraient prises contre les responsables de cet élargissement.

3- Cette déclaration a provoqué un tollé général de la magistrature qui en a appelé à son syndicat lequel a déclenché une manifestation.

La première question qui se pose est la suivante : Pourquoi a-t-on relâché cet homme réputé comme étant dangereux ? Ou bien le condamné est complètement guéri ou bien il est suspect de récidive. C’est le deuxième cas qui, de toute évidence, est vraisemblable. Alors ! Pourquoi l’avoir relâché ? Il y a manifestement eu une erreur d’appréciation.

Dans mon métier, si je fais une erreur de calcul grave, au point, par exemple, qu’un mur s’écroule et tue quelqu’un, j’aurais beau arguer devant le tribunal que les honoraires sont trop bas, laissent peu de temps à la réflexion et aux contrôles, que les conditions de travail sont très mauvaises, ces mêmes magistrats, qui refusent leurs responsabilités me diraient : « mais, Monsieur Martin, vos conditions de travail n’entrent pas en ligne de compte. Vous avez accepté ce travail et quelles que soient les conditions, vous devez honorer votre contrat en faisant abstraction de tout le reste ». Je serais condamné à une peine de prison ferme.

Alors ! Y aurait-il des citoyens de première et seconde zone ?

Pour moi un magistrat est un citoyen comme les autres et doit répondre de ses actes professionnels, accidentels ou non.

En tous cas, cela prouve bien que l’indépendance de la justice est un leurre. Elle est devenue un état dans l’état. Même avec un contrat signé qui n’a pas été honoré par le client, on n’est pas sur de gagner devant le tribunal.

Pour ma part, je ne crois plus du tout, dans les circonstances actuelles, à la justice de mon pays.

Je ne suis malheureusement pas le seul avec cet état d’esprit.

MPFID

Le Président.

Georges Martin.

 

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