UN BIEN CURIEUX OUBLI. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Martin   

Un bien curieux oubli.

 

Dans ce texte, il sera question d’immigration. Avant toute chose, je tiens à faire part de mon plus profond respect et de ma plus profonde compassion pour ces miséreux qui viennent chez nous, parce que leur pays est tout simplement mal gouverné. Mais ils viennent dans un pays qui est tout aussi mal gouverné : endettement galopant, chômage concernant plus de 4 millions de personnes, fuite des emplois à l’étranger, pauvreté atteignant de plus en plus de Français.

Le samedi matin, France-Info diffuse une émission destinée à sensibiliser les enfants sur tel ou tel aspect de la société. Samedi 22 janvier, aux environs de 7 h, c’était « La démographie expliquée aux enfants ». Un certain Gilles Allais a d’abord indiqué que la France venait de dépasser les 65 millions d’habitants avec une augmentation annuelle de 300.000 à 400.000 individus. Il a alors précisé que cette augmentation était due à la natalité et à l’allongement de la durée de vie. Rien, absolument rien sur le poids de l’immigration dans l’augmentation de la population. Pourtant Eric Besson qui a été ministre en charge de cette question, a répété, à plusieurs reprises, en 2010, que 170.000 étrangers étaient entrés sur notre territoire, en 2009. Quelles raisons peuvent amener ce « démographe » à cacher une pareille vérité ? Il n’est pas le seul. On n’entend pas beaucoup les députés et les sénateurs sur ce sujet. Pourtant ils devraient se lever comme un seul homme, pour dire que l’immigration est aujourd’hui une catastrophe et qu’il faut absolument y mettre fin. Seuls, les partis de la droite patriotique essaient de sensibiliser l’opinion à ce danger. Mais quand l’un de leurs leaders ose parler qui, d’invasion, qui, de colonisation, ce qui n’est pas vraiment faux, toute la classe politique lui tombe dessus à bras raccourcis. L’immigration coûte, chaque année, des dizaines de milliards d’euros aux contribuables. On parle de 38 milliards. Curieusement, aucun homme politique ne vient infirmer publiquement ce chiffre et pour cause. Prenons la crise du logement : elle ne vient que de l’afflux des étrangers. Sinon, la France serait dotée, depuis longtemps, d’un parc de logements suffisant. La concurrence qui en découlerait bénéficierait aux acquéreurs, comme aux locataires et des milliers d’hectares de terres agricoles auraient été sauvegardés. Mais quand il s’agit de faire du tapage, pour faire baisser tel parti dans les sondages, tout est bon. En revanche, quand des chiffres révèlent l’étendue du désastre, c’est silence-radio. Peut-être, parce que cette manne qui sort de nos poches, n’est pas perdue pour tout le monde...

Comme l’émission est destinée aux enfants, il y avait un jeune interlocuteur qui posait à Gilles Allais, des questions toutes préparées d’avance, évidemment. Je rapporte les échanges, en substance. L’enfant lui a demandé combien on serait en France, dans 50 ans. Réponse :«Entre 75 et 100 millions ». Question suivante : « Pourra-t-on nourrir tout ce monde ? ». Réponse : «Bien sûr ! La France dispose d’un espace suffisant, pour accueillir et nourrir cette population ». Faux, archi-faux. Sans l’utilisation annuelle de huit millions de tonnes d’engrais artificiels (importés) et les soixante mille tonnes de produits phytosanitaires (importés) nos récoltes seraient immédiatement divisées par trois, voire quatre, parce que nos terres se retrouvent appauvries par 50 ans de surexploitation. D’autre part, nous importons 70 à 80% de l’alimentation pour le bétail. Voilà à quoi tient notre puissance agricole, « notre or vert ». Nos exportations de produits agricoles sont aussi artificielles que nos cultures et nos élevages. C’est un château de cartes qui peut s’effondrer à tout moment.

Nous ne sommes ni en Tunisie, ni en Egypte. Cependant, refuser de reconnaître la gravité des problèmes et refuser d’appliquer les remèdes évidents qui s’imposent, relève bien d’une sorte de dictature, celle de la lâcheté qui aura à terme, les mêmes conséquences qu’une dictature aveugle et brutale, quand le peuple n’en pourra plus.

Evrard Michel.

Retraité de l’Enseignement Agricole.

 

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