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LE CHOIX DU NOM.
Ode…
Nous y voilà, le sempiternel débat sur notre appartenance et notre identité revient telle la visite obligée chez le dentiste que l’on s’est efforcé de retarder, mais à force de cachets, le mal n’avait pas totalement disparu et a rejailli, tel un geyser, de façon récurrente à l’approche de rendez-vous électoraux majeurs... Il est tout de même paradoxal que nous, qui nous proclamons les chantres de l’identité nationale, soyons les premières victimes de cette cause identitaire. Et de ces tergiversations, nos adversaires politiques s’en délectent et en font leurs gorges chaudes ! Mais alors, qui sommes-nous vraiment ? Il est courant d’entendre dans la bouche d’un tel ou d’un autre l’utilisation de mots dont ils se définissent mais dont ils ne mesurent assurément pas la portée ni l’impact. Mais au fait, a-t-on réellement engagé le débat d’une façon analytique, nous sommes-nous interrogés sur la portée et la signification des mots que nous employons, avons-nous fait notre examen de conscience ? Assurément non ! Pour preuve, je vais m’efforcer de vous convaincre au travers d’une analyse des termes que nous utilisons de manière abusive et destructrice, parfois de façon inconsciente.
Souverainisme, voilà un mot qui illustre bien ce que nous sommes réellement car ceux qui en défendent les valeurs sont attachés à la défense et à l’identité nationale de notre pays, notre civilisation, notre culture, notre économie, notre histoire, et sont les ardents défenseurs des symboles qui y sont attachés, à savoir la monnaie (le franc), les lois propres à notre pays, les frontières dont nous sommes à la fois maîtres et garants. Seulement voilà, la mariée était sans doute trop belle pour qu’il n’y ait pas une faille majeure et qui, malheureusement, joue contre notre propre camp et, de ce fait, devient contre-productive. En effet, dans le mot « souverainisme » il y a le mot « souverain », et bon nombre de nos concitoyens, par ignorance ou manque d’information, font l’amalgame. Combien de fois se voit-on dire : « Ah bon, vous êtes pour le retour de la monarchie ? ». Bien évidemment, cette confusion est habilement entretenue et alimentée par la classe politico-médiatique trop heureuse de se débarrasser aussi facilement d’un opposant politique au programme sérieux et crédible et dont les idées prédominent la société sans toutefois avoir accès au pouvoir, confisqué par le système UMPS… Même les couches de la société un peu plus éduquées n’arrivent pas à faire le distinguo si elles ne sont pas baignées dans l’environnement politique. Certes, les royalistes sont quasi tous attachés viscéralement à la souveraineté nationale, mais c’est un raccourci que d’affirmer que tous les souverainistes soient royalistes ! Il n’en est rien, bien au contraire, puisque l’immense majorité des gens qui se revendiquent souverainistes sont attachés à l’esprit républicain et ne sont donc pas royalistes… Et à en juger le référendum de 2005 sur l’adoption du traité européen, beaucoup de nos compatriotes sont des authentiques souverainistes qui s’ignorent… Le mot de souverainisme, même s’il nous est cher, devrait donc passer à la trappe… car trop sujet à caution.
Mais alors, si le mot souverainiste ne nous sied pas, lequel pourrait définir le plus notre combat ? Nous allons donc faire un petit inventaire des termes les plus employés.
Nation ! Voilà un mot qui est tout un symbole de grandeur, de rayonnement, d’espace géographique défini et reconnu. Il est également attaché à un peuple qui en garanti son indépendance et des valeurs qu’il véhicule. Ce mot, à la limite, pourrait être presque parfait… Mais presque ne veut pas dire totalement, loin s’en faut ! En effet, le mot « national » qui lui est rattaché, est déjà l’apanage d’un autre parti politique qui se veut être le front du refus pour devenir national et prétendre ainsi défendre les intérêts supérieurs de la nation, et par la même les français. Je dois confesser qu’il y a de l’idée dans ces termes, mais c’est sans toutefois intégrer le mot auquel il est associé, à savoir « nationaliste ». Et patatras, le bel édifice prend des brèches, le paquebot (…) prend l’eau… tant le mot « nationaliste » est souvent associé aux poseurs de bombes corses, basques, etc… et fini par avoir une connotation péjorative. Alors, des nationalistes nationaux, je vous laisse imaginer les dégâts dans l’esprit de nos électeurs qui ne veulent pas se voir taxer d’extrémistes !
A mesure que nous avançons, le champ d’investigation se réduit de plus en plus. J’en ai vu certains s’essayer au « patriotisme » et ses dérivés… La « Patrie », celle qui est à la fois nourricière, notre mère spirituelle, et pour laquelle nous avons versé tant de sang, celle que l’on doit défendre coûte que coûte face aux agressions et périls extérieurs (n’est-ce point le cas en ce moment ?), peut remporter des suffrages… Mais encore une fois de plus il y a un mais ! Vichy est passé par là… Travail, famille, patrie sont tout d’un coup devenus des mots obscènes, les symboles d’un régime collaborationniste, et par essence le contraire de ce que nous défendons, de la folie meurtrière nazie, et tout notre beau programme autour de ce mot prend du plomb dans l’aile tant les critiques les plus acerbes et virulentes de la classe politique et médiatique se déchaînent à l’évocation du mot « Patrie ». Alors, s’identifier à ces valeurs, le citoyen moyen n’en prend pas le risque, ne voulant pas être associé aux atrocités du passé !
Pour les partisans de « l’indépendance », il y a également lieu de se donner le temps de la réflexion avant d’user et d’abuser de ce vocable et ses dérivés. Indépendance est effectivement synonyme de souveraineté, de retour à un espace géographique défini dont nous serions les défenseurs… Mais, à ce que je sache, la France est déjà un pays indépendant, non ? Mais par contre, dans l’esprit moyen de la population les « indépendantistes » se recrutent principalement vers ceux qui se veulent tout au moins autonomistes pour accéder à une certaine forme de séparatisme de l’Etat français, comme peuvent l’être les bretons, les alsaciens ou les corses… C’en est donc fini de la belle unité nationale autour de laquelle nous devons nous réunir. En aucun cas il ne serait souhaitable pour notre courant de pensée d’y être associé même si notre indépendance doit être plus que jamais défendue face aux agressions permanentes des euro-mondialistes envers notre pays.
Et si pour finir il nous restait un petit îlot de résistance, face à l’ennemi, celui qui tire son origine dans nos racines belliqueuses et rebelles qui représente si bien nos racines gauloises ? Le mot est lâché, la Gaule ! De nos illustres ancêtres nous avons gardé cet esprit frondeur, autonome, et il aura fallu l’alliance des Gaules pour tenir tête aux cohortes de César… Mais la Gaule n’est pas que cela, c’est également tout un état d’esprit, un art de vivre d’une société qui met en exergue son art, son organisation sociale, le pays de la bonne bouffe… et qui aimait le cochon et s’adonnait à d’autres gauloiseries qui nous caractérisaient si bien ! Au-delà de l’aspect historique popularisé par le célébrissime « Astérix le gaulois » dans lequel chacun d’entre nous s’y retrouve un peu, et dont les livres d’histoire d’antan revendiquaient nos racines en reprenant l’expression « nos ancêtres les gaulois » profondément attachés à leur terre et auxquels nous devons notre esprit de résistance, nous devons à ces valeureux guerriers gaulois l’émergence de la première société française. Mais c’était sans compter la venue d’un personnage qui a fait date dans l’histoire de France et dont le patronyme est tout un symbole : le général de Gaulle ! Il devient dès lors impossible de parler de « Gaule » ou de gaulois sans que le mot « gaullisme » ne lui soit associé d’une façon indirecte, même si les racines du mot ne sont pas identiques ! Or, ce vocable est déjà chasse gardée de nos opposants politiques de droite, bien que certains se revendiquent de gauche également, mais dont ils ont totalement dévoyé la pensée et l’esprit de leur père fondateur et spirituel au profit de l’euro-mondialisme dont nous percevons chaque jour davantage les ravages dans notre société et parmi les classes dites populaires françaises. Il nous est alors impossible de nous rallier à ce terme sans entretenir le doute et la confusion de l’esprit de nos concitoyens.
Mais alors, que nous reste-t-il pour nous définir ? Et si la vérité était si évidente, si éclatante, qu’elle nous sautait aux yeux tant elle est visible que nous ne la voyons même pas ? Et si, pour une fois, les allemands avaient raison dans une ébauche de solution tout du moins dans la définition de ce que nous sommes réellement au travers du mot « Frankreich » et de sa transposition en français, à savoir « l’empire des francs » ? Tout ceci nous ramène à près de 16 siècles en arrière avec Clovis qui est sans conteste le père fondateur de notre pays, la France, dont il a su faire l’unité de son peuple, d’origine germanique, pour fonder son pays dont nous sommes les dignes héritiers aujourd’hui. Mais Clovis est également emblématique au travers de ce qu’il véhicule en termes d’image puisqu’il représente la nouvelle valeur en pleine expansion à cette époque : le christianisme ! Et le baptême de Clovis aura pour effet d’unifier le royaume mais également de convertir toute la société païenne à cette religion dont nous revendiquons pour la plupart d’entre nous, nous français de souche, l’appartenance. Clovis est ainsi devenu l’un des personnages les plus importants de l’histoire de France, car le premier des francs donnera à ce pays le nom de son peuple. Une nation était née ! Et avec elle, toute sa culture, sa civilisation, son mode de pensée, son appartenance religieuse, ses lumières dont longtemps nous avons été le phare dans le monde… Oui, ce mot qui est synonyme pour certains allogènes d’insulte et de pays qu’il faut à tout prix piller, critiquer, insulter, renier, coloniser, annexer mais s’en revendiquer dès lors qu’il s’agit d’abuser de sa générosité pour prix de ses conquêtes coloniales passées, doit être combattu par ces nouveaux résidents… Les crachats de haine et de venin envers la France sont bel et bien la preuve que notre pays, la France et ses autochtones, doit à nouveau faire face à un péril bien plus insidieux qu’il intervient, cette fois-ci, de l’intérieur même de ses frontières… Mais le mot « France » est sans doute celui qui nous caractérise le mieux, puisqu’il fait la synthèse entre l’héritage culturel, historique, son peuple et sa culture majoritairement chrétienne, ses valeurs qui nous ont valu d’être le centre du monde d’un point de vue philosophique, sa grandeur, ses empires successifs, son étendue sur la planète au travers de la colonisation, de la reconnaissance de notre langue de façon universelle dans le monde diplomatique en raison de sa richesse et sa subtilité… Nous n’avons pas à rougir de ce mot « France », mais au contraire le revendiquer partout où nous passons, c’est lui qui fait le mieux la synthèse de notre appartenance et de notre unité. Alors, oui, pour une fois faisons preuve d’audace et osons employer ce mot banni d’une classe par trop bien-pensante, et définissons nous comme français, soyons fiers de l’être et de le clamer haut et fort. C’est sans doute au travers du mot France que l’unanimité des suffrages se fera, car le mot France ne souffre d’aucun préjugé, d’aucun doute, d’aucune controverse puisque nous revendiquons tous notre appartenance à ce pays que nous aimons tous, que nous chérissons, pour sa langue, la beauté de ses paysages, sa culture et son histoire, et dont nous défendrons ses frontières, son économie face aux dérives et attaques d’un nouvel impérialisme mondial, bref, notre pays à nous tous, la France ! Alors, après cette ode à notre pays, osons la France !!!
A vos plumes
Amitiés à tous,
Benoît Doer.
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