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LA MORT D’OUSSAMA BEN LADEN.
Il ne vous aura pas échappé que cette intervention menée apparemment de main de maître nous laisse un goût amer dans la bouche, pour plusieurs raisons :
Sa mort ressemble plus à une exécution qu’à une tentative d’arrestation.
La rapidité de son inhumation.
L’absence de photographies.
La présence de l’armée pakistanaise à proximité et qui a manifestement tourné le dos aux combats, si combats il y eut.
Le désordre médiatique qui a suivi.
Dans un premier temps, on nous a d’abord annoncé que la mission du commando était d’abattre Oussama Ben Laden. Qu’il aurait participé aux combats. Ensuite qu’il s’était protégé derrière une femme qui fut tuée elle aussi.
Dans un second temps, on nous a annoncé qu’en fait il n’était pas armé et que la femme était sa femme. Elle ne serait que blessée. Peut être a-t-elle tout simplement voulu protéger son mari.
Il me semble que sa mort rapide l’empêche à tout jamais de parler. Pourquoi ne pas l’avoir fait prisonnier ? Ces hommes qui furent les grands témoins et les grands acteurs de leur temps peuvent devenir gênants lorsque changent les circonstances. Ne fut-il pas l’allié des américains lors de la première guerre d’Afghanistan ? Il y a trop de zones d’ombre, pour l’instant, dans cette affaire. Il y a beaucoup de questions et peu de réponses, en dehors du bavardage journalistique. De combien de secrets était-il détenteur ?
Avoir voulu le tuer, n’est pas logique. Cet homme au courant de tant de secrets avait beaucoup de choses à révéler. A moins que ses éventuelles révélations ne fussent gênantes et accablantes pour quelques occidentaux.
Faisons maintenant un peu de politique fiction. Dans le cas où, par exemple, il aurait été fait prisonnier et emmené dans un lieu secret, de manière à l’obliger, par tous les moyens, à donner tous les secrets de son organisation, Les américains pourraient faire de lui ce qu’ils voudraient. Personne ne viendrait le défendre puisqu’il est censé être mort et immergé quelque part. Il serait une véritable mine d’or pour les services de renseignements américains. Il est bien sur certain que jamais une démocratie ne serait capable d’un tel acte qui pourrait relever de la cour pénale internationale. Pourtant, il arrive, de plus en plus souvent, que la réalité dépasse la fiction.
Dans le cas de sa mort, s’il est compréhensible que les américains n’aient pas voulu créer un lieu de pèlerinage avec la tombe d’un martyr, il n’en reste pas moins vrai que nous n’avons, à ce jour, aucune preuve de la mort d’Oussama Ben Laden. Pourtant, des photographies ont surement été prises. Les américains ne les ont pas rendues publiques. Ils devraient le faire en publiant de manière irréfutable celles qu’ils ont forcément prises pendant et après l’assaut.
Cette mort non prouvée fera encore couler beaucoup d’encre et nous empoisonnera l’existence encore longtemps.
Pour ma part, je ne croirais à sa mort qu’avec des preuves incontournables.
Georges Martin.
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