ELECTIONS PRESIDENTIELLES 8. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Martin   

LES TRACTATIONS FRANCO-ALLEMANDES DE BRUXELLES.

Jamais, au grand jamais, je n’ai apprécié d’être placé devant le fait accompli et c’est pourtant ce qui vient d’être fait au sommet de Bruxelles.

Ils ont pris des mesures draconiennes qui ne pourront pas être tenues. Elles me rappellent le désarroi d’un petit patron endetté qui essaye, par tous les moyens, de prendre des dispositions de redressement de ses finances pour sauver son entreprise et les employés qu’il a mis si longtemps à former. Il n’a pas, derrière lui, un peuple qui sera obligé d’éponger son déficit. Il n’a pas, non plus, à défendre les grosses puissances financières mondialisées qui préfèrent jouer avec les monnaies que de résoudre les problèmes des smicards. Les dispositions prises dans la hâte et l’angoisse sont toujours mauvaises.

La persévérance dans l’erreur conduit inexorablement à la catastrophe. Il serait temps de changer de cap.

Nicolas Sarkozy avait pourtant en mains toutes les possibilités pour inverser la tendance lorsqu’il fut élu. Il était majoritaire partout. Les français venaient de rejeter le projet de Constitution Européenne de Giscard d’Estaing le 29 mai 2005. Il changea la Constitution française, en réunissant le Congrès, de manière à supprimer l’obligation de référendum et en faisant passer la copie presque conforme du traité rejeté par le Parlement et le Sénat qui lui étaient entièrement dévoués. Cette copie fut appelée : Traité de Lisbonne. La responsabilité qu’il a prise, à ce moment là, est impardonnable car il a bafoué la volonté du peuple de France.

De toutes les manières, une entreprise privée, endettée, dès qu’elle est dans le rouge, sera obligée par sa banque de mettre la clef sous la porte suite à un refus de paiement ou bien suite à une présentation de bilan déficitaire. Je sais tout cela. Je l’ai vécu.

Alors, pourquoi permet-on à des états surendettés de continuer d’emprunter ? Nous savons bien que si une entreprise se trouve déficitaire de deux mois de chiffre d’affaire, le redressement de sa situation devient très problématique, car elle ne bénéficiera plus de crédit ou de découvert bancaire. Elle sera forcément en retard de ses paiements vis-à-vis de l’administration qui exagérément lui imposera des pénalités de retard destructrices et l’enfonceront davantage. Le responsable de l’entreprise sera poursuivi pour ne pas avoir déposé son bilan dans les délais administratifs prévus.

Pourquoi n’en est-il pas de même avec les chefs d’états ? Imaginez que le Président de la République Française soit responsable sur l’ensemble de ses biens personnels, en cas d’erreurs, comme le sont les chefs des petites et moyennes entreprises. Je suis sur qu’il n’y aurait pas beaucoup de candidats pour 2012 et qu’ils seraient beaucoup plus prudents avant de dépenser notre argent. Les 500 signatures ne seraient, sans doute, plus nécessaires.

Les plans d’austérité réduiront forcément les dépenses. Cela aura pour conséquence une diminution des investissements, une réduction du travail et, par voie de conséquence, une augmentation du chômage. Il y aura, enfin, quelque chose qui aura augmenté. Malheureusement, ce ne sont pas les salaires. Je ne suis pas sur que les smicards verront cela d’un très bon œil. Il faut s’attaquer aux règles du jeu qui ne sont plus adaptées à notre environnement.

Je vous recommande de lire le livre de Paul-Marie Couteaux : « L’Europe vers la guerre ». Non pas pour effrayer nos concitoyens mais pour bien faire comprendre que si nous continuons sur notre lancée, c’est, sans doute, vers cela que nous irons.

Triste bilan :

- Un endettement presque égal à notre produit intérieur.

- Un accroissement permanent du chômage.

- Une diminution permanente de notre pouvoir d’achat.

- Une régression permanente de notre rang dans le concert des nations.

- Une augmentation du nombre des affaires.

- Des débats de campagnes électorales qui pratiquent en permanence la politique de la délation au détriment de ce qu’ils devraient faire. Peut-être, d’ailleurs, n’en ont-ils aucune idée.

- Une armée qui, sans l’appui logistique des Etats-Unis, n’aurait pas pu intervenir, seule, contre ce petit pays qu’est la Lybie.

- Et enfin, ce qui est, sans doute, le plus grave : Une délocalisation de notre appareil productif qui a commencé il y a de nombreuses années. Si, aujourd’hui, nous voulions rapatrier notre industrie, nous n’aurions plus ces merveilleux ouvriers d’une qualité exceptionnelle, car maintenant, ils sont, soit partis en retraite, soit trop âgés pour reprendre un poste dans l’industrie. Ils ne seraient plus là pour transmettre leur savoir et leur expérience. Nous sommes dans la situation du chaînon manquant. Tout serait à refaire.

Rien ne pourra être pire, à part la guerre, que la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Alain Peyrefitte avait dit et écrit, dans son livre : La France en Désarroi, je le cite de mémoire : « Depuis toujours, les peuples ont toujours été pauvres. Seuls, quelques-uns ont réussi à échapper à cette pauvreté. Il faut prendre garde à ne pas détruire cet acquis car nous retomberions au niveau de la pauvreté mondiale ».

Voila le triste bilan de 40 années de dictature UMPS. Quand je pense que des français s’apprêtent à revoter pour eux ! Il faut dire, à leur crédit, que la désinformation à fait rage, en France, depuis très longtemps.

De grâce, ne votez plus pour ces gens là !

Vive la République ! Vive la France .

Georges Martin.

 

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