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LA FRANCE EST-ELLE ENCORE UNE REPUBLIQUE ?
L’élection présidentielle m’interpelle.
Le principe de cette élection repose sur l’investiture d’un homme qui se présente devant le peuple de France en espérant être élu pour mettre en œuvre une politique qu’il pourra expliquer aux français pendant la campagne électorale.
Ce principe est-il bien respecté ?
Tout le monde ne peut pas se présenter à cette élection, ensuite, au cours de la campagne électorale, je ne suis pas sur que les objectifs des candidats soient vraiment expliqués.
La vie politique de la France est régentée par des partis politiques beaucoup trop nombreux qui s’empressent de prendre le maximum de postes territoriaux afin de verrouiller le système des parrainages. Malheur au maire qui accorderait sa signature à un opposant rendu dangereux par les sondages d’opinions. Je sais de quoi je parle. Je me suis battu pour rechercher les signatures du candidat Philippe de Villiers qui ne disposait que d’un nombre réduit de maires au sein de son parti. J’ai toujours été bien reçu par ceux qui m’ont accordé un entretien. Cependant, au bout d’un moment de discussion, celle-ci devenant plus libre, on me faisait comprendre que puisque les noms des maires qui accorderaient leurs signatures pouvaient partiellement être rendus publics, il y aurait forcément des menaces et des représailles à attendre de la part du favori qui a toutes les chances d’être élu. C’est la raison principale des difficultés à obtenir des signatures.
Mon expérience personnelle me force à vous dire que ceux qui avaient accepté de signer pour Philippe de Villiers et dont les noms furent rendus publics ne sont plus maires aujourd’hui. Les Conseils Généraux et Régionaux les prirent en grippe et il leur devenait très difficile d’obtenir des subventions ou autre facilités pour leurs communes. D’autre part, ils furent démolis par leurs conseils municipaux composés évidemment de militants du parti dominant.
Par ailleurs, on nous dit que le responsable de nos déboires, c’est la crise économique. Oui, mais les responsables de la crise économique sont bien les chefs que le peuple a élus.
On nous dit qu’il n’y a pas de solution de rechange à la crise. Ce n’est pas vrai. Nos dirigeants s’accrochent à ce qu’il convient d’appeler une pensée unique. Tous ceux qui pensent différemment sont laissés de coté par les médias. Si on les invite dans une émission télévisée, celle-ci sera diffusée vers minuit, alors que tout le monde dort. Cela permet aux médias de dire qu’ils invitent tout le monde. Seulement l’écoute est pratiquement nulle pour les opposants.
Les français ont dit non au projet de Constitution Européenne de Giscard d’Estaing le 29 mai 2005. Notre cher Président de la République, Nicolas Sarkozy, a modifié la Constitution Française en supprimant l’obligation du recours au referendum pour le faire approuver par le parlement qui lui était totalement acquis. Il l’appela Traité de Lisbonne. La volonté des français fut donc contournée et bafouée.
Je pourrais continuer longtemps à vous citer des exemples. Vous les trouverez par vous-mêmes si vous réfléchissez bien au problème.
Dans une dictature, on agit de la même manière, mais c’est moins faux-jeton. On sait ce qu’il en est.
Le parti politique majoritaire domine donc les élections, même s’il n’a plus rien à dire et à faire.
Cette situation est-elle normale ? Assurément non !
Nous nous trouvons dans un système dit démocratique qui est en fait, actuellement, une semi-dictature, qui ne veut pas dire son nom.
De plus en plus, on nous interdit telle ou telle chose. Plus on interdit, plus on s’éloigne de la liberté et plus nous allons vers un régime totalitaire.
Les électeurs qui tiennent à leur liberté devront tenir compte de ces réalités avant de voter et de ne donner leurs voix qu’à ceux qui n’ont jamais participé à la déchéance de notre pays.
Ne comptez pas sur les politiciens qui ont participé depuis quarante ans à la destruction de notre niveau de vie. Il faut les éliminer du jeu politique.
Il n’y a pas d’autre chemin pour nous mener à la résurrection de notre civilisation.
Vive la République ! Vive la France !
Georges Martin.
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