LA DUPLICITE DE L'ETAT. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Martin   

LA DUPLICITE DE L’ETAT.

Ce que je vais vous raconter me touche de très près.

Après avoir acquis pendant cinq ans une expérience professionnelle comme salarié, je pris la décision, à l’âge de 27 ans, d’ouvrir un bureau d’études en structures pour le bâtiment.

Je n’avais aucune notion de l’ampleur, du nombre et des modalités des prélèvements obligatoires que doivent supporter les entreprises pour que l’état puisse faire face à ses obligations et a ses errements. A l’époque, c’était moins compliqué qu’aujourd’hui, mais déjà délirant. Les modalités de recouvrement des fonds administratifs portaient en elles nos difficultés futures.

Si vous voulez créer une entreprise, il faut d’abord vous déclarer auprès des organismes officiels : impôts, URSSAF, etc.

Très peu de temps après votre déclaration, même si vous n’avez pas un seul client, vous recevez des factures à régler assorties du chantage habituel : « Si vous ne payez pas au plus tard le………..votre facture sera majorée de : …..etc..

Ce n’est pas du tout encourageant, sauf à se délocaliser.

Je précise que, par exemple, les allocations familiales ne sont pas calculées sur le chiffre d’affaire du mois en cours mais sur celui d’il y a deux ans. En cas de crise grave, alors que votre chiffre d’affaire sera devenu très réduit ou inexistant, on vous demandera des cotisations insupportables qui vous achèveront.

Par ailleurs, le poids des prélèvements obligatoire est devenu tel que les professions libérales non protégées et réglementées sont obligées de cotiser au minimum pour leurs retraites et de supporter des horaires de travail hebdomadaires démentiels pour rentabiliser leur travail. De quoi faire frémir un fonctionnaire.

De nos jours la situation s’est aggravée. La complexité du code des impôts rend incompréhensible la volonté du pouvoir. Ils utilisent les impôts et charges sociales comme les ficelles des marionnettes que nous sommes pour nous faire aller dans la direction qu’ils souhaitent. Les PME n’ont pas les moyens d’embaucher un comptable en permanence pour gérer tout cela. Elles commettent donc des erreurs qui leur seront reprochées et qui seront pénalisées. Il est impératif de libérer le travail. Plus nous serons assujettis à des lois draconiennes, moins nous aurons de liberté et nous seront de proche en proche inféodés à un régime dictatorial.

C’est ce qui se passe aujourd’hui.

La crise économique actuelle dont les états sont responsables, bien qu’ils le nient, ne les empêchera pas de vous pénaliser de 10% et plus en cas de paiement tardif, alors que vous êtes la victime et l’état le coupable. Je n’ai jamais vu en toute logique un coupable se permettre de pénaliser ses victimes. Il n’y a que l’Etat pour s’adonner à de telles injustices.

Un homme sortant du privé, quelle que soit sa formation, ne commettrait pas les erreurs faites par tous ces fonctionnaires qui prétendent dire à ceux qui produisent les richesses comment il faut faire pour gagner de l’argent. Ils souffrent d’un complexe de supériorité imputable à leurs diverses formations. Tout le mal vient de là.

Nos hommes politiques qui sont pratiquement tous des fonctionnaires n’ont jamais ressenti dans leur chair ni dans leurs vies familiales, hélas, les effets de leurs inconséquences. Leurs décisions seraient bien différentes dans le cas contraire. Imaginez qu’on demande au Président de la République le remboursement de ses déficits ! Il n’y aurait plus beaucoup de candidats pour le poste. C’est pourtant ce qu’on fait subir aux petites et moyennes entreprises.

Les prélèvements obligatoires sont appliqués uniquement sur les salaires, les individus et les entreprises.

Ce qui était explicable lors de la création des organismes sociaux, à une époque où le travail s’appuyait sur une énorme main-d’œuvre ne l’est plus aujourd’hui avec la mécanisation et l’informatique.

Or, de nos jours, les entreprises pour survivre en face d’une concurrence acharnée et déloyale n’ont pas d’autre choix que de se délocaliser.

Je le répète à nouveau, il faut modifier complètement le mode de prélèvement des impôts et des charges sociales et tout transférer en valeur ajoutée récupérable à l’exportation. Nos clients étrangers n’ont pas à payer à notre place la qualité de nos prestations sociales qui ne doit dépendre que de notre dynamisme.

En parallèle, il est impératif de rééquilibrer les salaires et de limiter les prétentions de ceux qui vivent du travail des autres. C’est une étude d’ensemble qu’on peut qualifier de vraie réforme. Elle nous adapterait à notre environnement. De plus, il faut impérativement relever le SMIC de manière importante pour créer du pouvoir d’achat. C’est un calcul à faire. Encore faut-il en avoir la volonté.

On pourra m’opposer toutes les idéologies possibles, seul le bon sens et la raison l’emporteront toujours.

Depuis plus de quarante longues années, les partis au pouvoir, en alternance, ont appliqué l’idéologie mondialiste prônée par Monsieur de Coudenhove Kalergi qu’il faudra bien abandonner pour que la France puisse survivre. Cela signifie qu’il faut changer toute la classe politique qui en est imprégnée et repartir sur des bases neuves.

La toute puissance de l’état, servie par des fonctionnaires qui ont pris le pouvoir à peu près sur tout, prend le peuple pour l’homme à tout faire qui doit en permanence réparer financièrement ses erreurs. C’est toujours lorsque celui-là ne connait plus ses limites que les risques de soulèvements apparaissent et hélas se concrétisent.

Je conseille à ceux qui ont entre leurs mains la possibilité de changer les règles du jeu, de mettre de coté leurs idéologies et de faire enfin ce que les Français attendent d’eux. S’il leur manque la connaissance du terrain je leur conseille de s’adjoindre des sapiteurs et de les écouter afin d’épargner le peuple qui n’en peut vraiment plus. Je n’y crois malheureusement pas. Il nous faut du sang neuf.

Hélas ! Il manque à notre Président le temps pour le faire. Deux années d’indécisions lui ont ôté toutes ses chances. Pour lui, c’est trop tard, peut-être pas pour la France.

Je crois que seul un comité de salut public serait de nature à permettre notre redressement.

Vive la France libre, indépendante et souveraine.

Georges Martin.

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