PATRIOTISME, SOUVERAINISME ET IDENTITE. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Martin   

PATRIOTISME, SOUVERAINISME ET IDENTITÉ.

1) Patriotisme et souverainisme :

Le dictionnaire Larousse définit la Patrie comme : « Une communauté d’individus vivants sur un même sol, qui sont unis, en vertu d’un attachement culturel, pour la défense de ses valeurs ».

Ernest Renan nous enseigna aussi « Qu’une patrie se compose de morts qui l'ont fondée aussi bien de vivants qui la continuent.»

La Patrie, le sentiment patriotique, intègrent les aspirations les plus nobles qui soient jusqu’à intégrer les valeurs spirituelles et même religieuses de la communauté qui s’en réclame.

Le respect des ancêtres, de nos parents qui dorment dans la terre de France, de leurs espérance qui sont aussi les nôtres, de leurs âmes que nous vénérons, font que la terre de France est pour nous sacrée ; comme est sacrée la terre de tous les hommes dès lors qu’ils y sont nés et qu’ils aspirent à y reposer un jour, pour toujours en paix.

La terre de France que nous foulons chaque jour, c’est la chair, c’est le sang de nos chers parents qui nous ont faits et qui ont combattu pour que nous vivions libres.

C’est pourquoi, partout et toujours, les patriotes se lèvent toutes les fois que ce sanctuaire est violé, pour le défendre.

C’est sans doute pour tenter d’étouffer ce noble sentiment que les gnomes européistes ont refusé d’intégrer le respect des valeurs chrétiennes de l’Europe dans leurs abominables traités.

Le patriotisme est donc, bien que consubstantiel à celui-ci, prépondérant par rapport au souverainisme, car le souverainisme est l’instrument unique, juridique et politique apte à instituer et à préserver le patriotisme sur un territoire donné.

C’est parce qu’il innovait en instituant l’équilibre des puissances, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et les principes souverainistes, que le traité de Westphalie de 1648 a mis fin à l’un des plus effroyables conflits qui ensanglantèrent l’Europe pendant 30 ans.

C’est à l’occasion de ce traité que naquirent les grands principes du Droit international qui garantissaient une paix relative chaque fois qu’ils étaient respectés.

Ce fut le cas à l’occasion du Congrès de Vienne de 1814, où, sous l’impulsion conjointe de Talleyrand et Metternich, la France, bien que vaincue, ne perdit que ses conquêtes européennes sans que son territoire, sa patrie, ne soit affectés.

La France était vaincue, mais la patrie des Français étant préservée, elle était écartée de toute humiliation.

Ce ne fut pas le cas, par contre, à l’occasion du traité de Versailles de 1919, dont les conditions particulièrement dures pour l’Allemagne humilièrent profondément son patriotisme, poussant son peuple à l’ardent désir de revanche qui fut à l’origine du second conflit mondial.

Nul ne peut humilier impunément le patriotisme des peuples.

C’est pour ménager les susceptibilités du patriotisme allemand, hélas, aux dépens du patriotisme français, que furent signés par la suite des traités « européens » dans lesquels, dès l’origine, sous l’impulsion des Monnet, des Hallstein, des Giscard, des Mitterrand, des Chirac, des Sarközy, des Hollande, l’ensemble des instruments de souveraineté fut confisqué aux européens et notamment aux français au bénéfice de l’hégémonie de Allemagne :

- banque centrale située à Frankfort recevant l’or des Etats membres,

- monnaie unique bâtie sur le mark allemand,

- constitution de l’Europe (traité de capitulation de Lisbonne), structurée sur la constitution allemande,

- organisation de la Commission au bénéfice de l’Allemagne,

- attribution à l’Allemagne de plus de députés au parlement européen que chacun des autres Etats membres de l’Union,

- éclatement des Etats membres en régions sur le modèle des länder allemands sur les schéma initial de la Waffen SS,

- etc…etc…

Les patriotes français en ressentent tous, depuis lors, une violente humiliation. C’est donc par la voie du souverainisme, et seulement par celle-ci, qu’ils pourront retrouver leur patrie et la préserver.

- par la voie juridique d’abord pour leur souveraineté interne en instituant la prééminence de leur constitution comme norme suprême sur toute autre.

- par la voie juridique ensuite pour leur souveraineté externe en coopérant avec les autres nations du monde pour revenir aux principes Westphaliens à l’intérieur d’une organisation internationale ad hoc, telle que l’ONS (Organisation des Nations Souveraine), destinée à remplacer l’ONU, trop inopérante pour assumer cette fonction et par trop inféodée aux Etats-Unis d’Amérique.

- Par la voie politique enfin par le jeu des divers instruments de souveraineté qui seront de nouveau revenus entre leurs mains.

2) Identité et souverainisme :

Les mouvements identitaires, eux aussi, sont mus par le patriotisme, bien que la notion d’identité soit assez ambiguë étant à la fois :

- une notion d’individualise, par laquelle l’identité de l’un se différencie de celle de l’autre.

- une notion d’appartenance par laquelle on s’identifie en commun à la patrie que l’on vénère.

Ces deux sens opposés, ne s’excluant pas l’un l’autre, sont pourtant inséparables, de telle sorte que, consciemment ou non, les mouvements identitaires se rassemblent eux aussi dans le souverainisme, puisque seul le souverainisme leur permet de disposer de l’identité qu’ils réclament et de la patrie qu’ils vénèrent.

3) Objet social d’un parti patriotique :

Pour certains philosophes le patriotisme est une vertu, tandis qu’il constitue un vice assimilable à un nationalisme pervers pour d’autres, pour les socialistes et les mondialistes notamment. Ainsi, les patriotes sont systématiquement traité « d’égoïstes nationaux » par les gnomes européistes dogmatiques de la Commission de Bruxelles.

Le patriotisme correspond pourtant à un idéal absolu : celui de l’amour et du respect de la Patrie, qui est le bien le plus précieux pour tout homme sur terre, indispensable à sa vie comme l’air qu’il respire.

Le patriotisme est un comportement vertueux de loyauté vis-à-vis de leur patrie c’est à dire de leurs parents, vivants ou morts et de tous leurs ancêtres qui reposent dans la terre sacrée qui est la leur et dont toute souillure leur est insupportable.

Ainsi, la France n’appartient pas aux français. Ils n’en sont que les usufruitiers qui doivent, par tous les moyens, la préserver, la défendre pour la transmettre intacte à leur descendance.

Loyal à sa Patrie, le patriote est capable de mourir pour elle. Les patriotes français l’ont démontré dans toutes les guerres, car la privation de patrie, même passagère, conduit le patriote à la fureur et au recours aux armes.

En plus de s’identifier à sa propre nation, le patriote s’identifie à son Histoire, à ses victoires, à ses défaites, à ses joies, à ses peines, à ses traditions de toute époque, à sa culture, à son patrimoine, à sa religion, bref à son âme dont il est un élément vivant.

Respectueux de sa patrie, il l’est aussi de celle des autres. Il rejoint ainsi les principes souverainistes qui sont autant de principes facteurs de paix universelle. Il respecte les principes moraux de la communauté qui est la sienne au sein de laquelle il s’épanouit, portant ainsi le patriotisme au rang de vertu fondamentale de l’univers, jusqu’à la spiritualité intrinsèque de l’homme en Dieu.

« Il s’écarte de Dieu celui qui rejette sa patrie »

Saint Augustin.

Bernard Chalumeau.

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