L'ARMEE. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Martin   

L’ARMEE,

Qu’est-ce-que l’armée ?

La réponse à cette question n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire.

Elle fut, sans doute, à l’origine, une milice populaire, composée des chasseurs de la tribu, qui se regroupaient pour répondre à une attaque venue de l’extérieur, ou bien pour conquérir de nouveaux territoires de chasse.

Au fil du temps, parallèlement à l’évolution des sociétés, elle devint un élément indispensable aux survies de celles-ci et fût composée, jusqu’à nos jours, de soldats de métier formant l’armée de base et en cas de conflit, par un apport de militaires venus du peuple et formant le gros de la troupe.

J’ajoute que l’armée fût, sans doute, dans un premier temps, utilisée pour servir et maintenir en place un despote quelconque.

L’armée n’est au service de la nation que dans les pays démocratiques et n’est, par définition, attachée à aucune tendance politique particulière. Elle est, dans ce cas, la garante de la sécurité du territoire national et des citoyens, à l’exclusion de tout intérêt politique particulier. Si, un jour, l’armée devait prendre position pour tel ou tel homme politique, il en serait fini de la démocratie.

Toutes les nations du monde ont toujours eu une armée. Cependant, aucun pays, qu’il soit communiste ou occidental, n’a jamais supprimé son armée. Certains, comme la France à plusieurs reprises, l’on réduite considérablement. Le Front Populaire a eu, par exemple, la lourde responsabilité de présenter la France face à l’Allemagne hitlérienne en position de faiblesse. On connait la suite.

Une nation doit donc garder la direction de son armée, si elle veut être en mesure de décider par elle-même des actions à mener pour sauvegarder ses intérêts et ne pas se laisser entrainer dans n’importe quelle querelle.

La rapidité de l’évolution scientifique et des technologies font qu’une armée composée uniquement de soldats de métier, parfaitement entraînés à l’utilisation d’engins sophistiqués, soit la seule qui puisse être performante au cours d’un conflit moderne.

Le Général de Gaulle l’avait annoncé dans son livre « Vers l’Armée de Métier », il y a environ quatre vingt ans. Comme d’habitude, il était très en avance sur son temps.

L’époque des conquêtes semble terminée. Une armée moderne doit être une armée capable de résister à un assaut brutal inattendu et de contre-attaquer avec une efficacité maximum. Sa mobilité doit être extrême. La contre-attaque doit être rapide, doit viser à la destruction de l’agresseur et une fois la victoire acquise, l’armée doit revenir immédiatement sur ses bases de départ. L’époque des victoires, avec envahissement de longue durée du territoire ennemi, est révolue.

Nicolas Sarkozy nous a, hélas, réintégré dans l’OTAN. Ces initiales signifient : « Organisation du Traité de l’Atlantique Nord », sous domination américaine.

Celle-ci fut créée, après la guerre, par les nations libres occidentales, en remplacement de la Société des Nations qui s’était montrée défaillante, pour faire face au bloc soviétique qui prétendait vouloir imposer le communisme à l’ensemble de la planète. Il s’agissait, alors, d’unir nos forces pour palier ce danger sous une protection appelée : « le parapluie américain ». Cette période fut nommée guerre froide car les forces nucléaires de l’est et de l’ouest étaient telles qu’elles rendaient impossible tout affrontement direct entre les grandes puissances, sous peine de destruction totale réciproque. Les seules guerres, après la deuxième guerre mondiale, furent faites par peuplades interposées, en poussant les colonies des pays occidentaux à la révolte. Cela excluait les affrontements directs et réduisait à néant les risques de nucléarisation des conflits tout en nous affaiblissant. L’Union Soviétique utilisa les partis communistes occidentaux, en particulier le PC français, pour affaiblir l’Occident en incitant les colonies des pays visés à la révolte. Les marxistes français portent une énorme responsabilité dans l’affaiblissement de la France et dans la misère d’aujourd’hui.

La France ne disposait pas alors de l’arme atomique. Elle bénéficiait de la protection nucléaire américaine, mais forcément, elle était redevable vis-à-vis des américains et était prisonnière de ceux-ci pour ses décisions stratégiques. Nous l’avons vu avec l’affaire du canal de Suez et leurs agissements pendant les guerres d’Indochine et d’Algérie. Par ailleurs, il n’était pas certain que les américains auraient risqué la destruction de leur pays pour venir en aide à l’Europe en cas de conflit nucléaire ou d’attaque terrestre massive soviétique sur le continent européen. Bien que la guerre froide ait pris fin par l’effondrement du communisme, ce problème, sous d’autres formes, demeure aujourd’hui.

Lorsque le Général de Gaulle, alors Président de la République Française, prit la décision de nous doter d’une force de frappe nucléaire, dite de dissuasion, car il n’est pas nécessaire de pouvoir faire exploser cent fois la planète, une seule suffit, pour être crédible. Ce qui n’est pas le cas avec des armes conventionnelles. La présence de la France sous le parapluie américain ne s’imposait donc plus. La France prit la décision de se retirer de l’OTAN. Le Général de Gaulle demanda alors aux Etats-Unis de retirer leurs troupes stationnées en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Ce qu’elles firent avec une certaine réticence.

Il faut se rappeler que le général, pour bien marquer l’indépendance de la France, annonça la création d’une force de frappe « tout azimut ».

Or, grâce à lui, nous disposions d’une force nucléaire de dissuasion indépendante, garante de l’intégrité du territoire national et qui gênait beaucoup de monde. Cela explique beaucoup de choses.

Alors, pourquoi avoir voulu réintégrer l’OTAN, puisque le danger soviétique n’existe plus?

A cela, il peut y avoir plusieurs raisons :

La première serait la mondialisation par Europe Fédérale interposée. Dans une fédération, il est impensable qu’un état appartenant à celle-ci puisse, à lui seul, disposer de l’arme nucléaire, sinon ce ne serait plus une fédération mais un groupement de pays faisant allégeance à celui qui dispose de cette arme de destruction massive. Si cette Europe Fédérale devait être menée à son terme, notre arme atomique devrait impérativement passer sous contrôle fédéral. Dans ce cas, provisoirement, elle se trouverait sous le contrôle de la première puissance européenne, c'est-à-dire l’Allemagne. Airbus et l’aérospatiale en sont des exemples irréfutables. Ensuite, par notre appartenance commune à l’OTAN, elle serait placée sous contrôle américain. Ce qui est, pour moi, le véritable but. La France ne disposerait plus alors de sa force de dissuasion. Nous perdrions notre statut de grande puissance. Par contre, nous ne disposerions plus de notre droit à utiliser notre armée et serions entraînés dans les conflits américains au service d’une mondialisation financière insoumise.

La seconde serait de vouloir économiser à tous prix sur les dépenses militaires en se disant que puisque les américains ont encore l’armée la plus puissante du monde, il serait judicieux d’en profiter. C’est ce qu’à fait Nicolas Sarkozy. Nous avons donc perdu notre libre arbitre.

La troisième, serait tout simplement la bétise.

Je crois, quant à moi, que seule la première possibilité est vraisemblable. Cette réintégration de l’OTAN par la France va se traduire par une allégeance à la mondialisation sous contrôle américain, avec une Europe de plus en plus dépendante et soumise.

Chaque fois que les Etats-Unis déclencheront une guerre nous serons obligés de lui fournir des hommes et un peu de matériel. Je dis un peu car nous n’en avons plus beaucoup. Pour qui roule donc Monsieur le Gouverneur de l’Etat France ? Je n’en sais rien, mais cela n’est pas clair.

Pour ma part, il n’est pas possible, pour des raisons évidentes, d’accepter cette réintégration dans l’OTAN. Les Américains peuvent déclencher toutes les guerres qu’ils veulent. Nous ne pouvons pas les en empêcher. On l’a bien vu avec l’affaire irakienne. Cependant, je ne vois pas pourquoi nous devrions faire tuer nos soldats pour des causes incertaines.

Une armée doit pouvoir être mise à pieds d’œuvre dans les plus brefs délais, avec des moyens de transport particulièrement performants, partout où les intérêts de la France seraient menacés. L’observation, le renseignement par satellites, sont des conditions incontournables pour qu’une armée moderne soit efficace.

Cela ne veut pas dire qu’il fallait supprimer le service national. Il aurait fallu le transformer en garde nationale. Ce service doit durer suffisamment longtemps, pour que le maniement des armes légères soit enseigné efficacement et pour que l’activité physique de haut niveau, qui y serait obligatoire, pour les jeunes gens et les jeunes filles, devienne le complément indispensable de l’éducation et de la formation, par une prise de conscience que l’effort physique est indispensable à l’équilibre intellectuel de l’Homme.

Cette garde nationale aurait pour rôle, en cas de conflit, d’assurer la sécurité du territoire national, en l’occupant immédiatement sur place et en le défendant contre des invasions massives de type aéroportées avec des moyens anti aériens ou contre une invasion de blindés destructibles avec des armes légères de type L.R.A.C.. L’armement devrait être rapidement accessible, donc sur place. Cela sous-entend un système inspiré de celui de la Suisse. Des périodes courtes et régulières, de mise à niveau des connaissances des matériels seraient instaurées.

Cette garde nationale doit être aussi formée pour canaliser la population vers des abris anti atomiques, en cas d’attaque brutale de ce type. Ces abris n’ont jamais été pris en considération et pourtant, la prolifération des armes nucléaires, qui ira en s’accentuant, devrait faire comprendre à nos dirigeants qu’il serait prudent de s’y intéresser d’urgence.

L’armée française, tant décriée, est la garante de la Nation, celle qui fera le sale travail en cas de conflit. A ce titre, tous, nous lui devons le respect, mais il ne faut pas lui demander de remplir des missions qui ne sont pas les siennes car elle deviendrait la risée de tout le monde et perdrait sa crédibilité. Il ne faut pas lui faire franchir le seuil de l’incompétence.

Certains me diront que l’armée coûte cher. C’est vrai, mais elle est indispensable à notre survie. La sécurité a un coût. Et bien ! Prenons-le en compte.

Je rappelle, ici, ce que disait en son temps le Général de Gaulle : « Le seul sacrifice de la vie qui vaille est pour sa patrie, pour son pays ».

Alors, sortons vite de l’OTAN et procédons immédiatement aux réformes nécessaires!

Vive la France libre, indépendante et souveraine !

Georges Martin.

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