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Écrit par Georges Martin   

CREEZ VOTRE ENTREPRISE DISENT-ILS !

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais sur les médias est apparue une publicité visant à encourager les jeunes à créer leur propre entreprise notamment dans le bâtiment. Il se trouve que je connais bien le problème.

Si j’étais jeune je répondrais oui, mais à la condition primordiale qu’on changea radicalement les règles du jeu économiques et sociales. Hors cela, il n’y a point de salut.

J’exerce la profession d’ingénieur conseil en structures pour le bâtiment, métier qui s’appuie sur une main d’œuvre très qualifiée et coûteuse. Elle est surtaxée par rapport à son chiffre d’affaires. Il ne nous est pas possible de cotiser au maximum pour nos retraites car les honoraires sont bas et les charges de plus en plus élevées. Il faut donc se débrouiller avec ce qui reste entre les deux, réduit maintenant à une peau de chagrin. Au début de ma carrière, le personnel était salarié. J’ai employé jusqu’à 22, 23 ingénieurs dessinateurs et secrétaires. Ensuite, les charges augmentant, j’ai déposé mon bilan. J’ai recréé une société qui n’employait qu’un minimum de personnel avec un maximum de sous-traitants. Les différentes crises économiques sont à l’origine d’un nouveau dépôt de bilan. Depuis, je travaille seul en profession libérale et je ne créerai plus le moindre emploi dans un tel environnement social.

J’attire l’attention des jeunes, qui envisagent de se mettre à leur compte, que la compétence est loin de suffire. Pour avoir quelques chances de réussite, il est préférable de vendre le travail des autres. C’est triste mais c’est comme ça.

Dans une profession libérale, du type ingénieur, architecte, etc.., on ne sait jamais exactement combien de temps on va passer pour effectuer la mission qui vous est confiée. On ne sait jamais avant d’établir notre devis quel sera notre prix de revient. C’est l’incertitude permanente. On ne le sait qu’après, quand on a fait les comptes. La seule soupape permettant un rééquilibrage financier est de travailler le samedi et le dimanche et même pendant les grandes vacances et souvent aussi la nuit, pour rééquilibrer le budget de la société quand cela est encore possible. La moindre erreur est très dure ou impossible à redresser.

Toutes les petites et moyennes entreprises du bâtiment que j’ai connues tout au long de ma longue carrière ont disparu. Les bureaux d’études aussi. Si j’exerce encore c’est peut être parce que je suis très combatif et sans doute peu attaché à l’argent. J’aime le métier de construire. Entasser les billets n’a jamais fait partie de mes objectifs principaux. Je sais, ce n’est pas courant.

Créer une entreprise de bâtiment est d’une grande difficulté car la construction emploie beaucoup de personnel et paye beaucoup de charges sociales. Celles qui sont entièrement automatisées n’en payent pas.

Je dis donc à la jeunesse : Oui ! Créez votre propre entreprise, mais qui n’emploie pas de main d’œuvre, à moins que se révèle une femme politique ou un homme politique qui remette tout à plat avec courage de manière à faciliter la vie des entrepreneurs, en défiscalisant complètement les individus et les entreprises. (Voir le chapitre intitulé : « projet de réformes de la nation française » qui figure sur ce site).

Alors pourquoi cette publicité pour inciter les jeunes à créer leurs propres entreprises ? Je vois trois raisons :

1- Le Gouvernement peut espérer de cette manière éphémère absorber quelques milliers de chômeurs. C’est toujours bon pour les élections de 2017.

2- Le nombre de faillites dans les PME du bâtiment est très élevé. Le gouvernement cherche peut-être tardivement à redynamiser les PME du bâtiment. Pour déposer son bilan il faut juste le temps de le déclarer alors que pour créer une PME qui soit efficace, il faut au moins dix ans après sa création. Notre situation est donc devenue catastrophique.

3- Les grands groupes à capital bancaire sous-traitent à des PME les travaux, qu’ils ont souvent traités à perte (appel d’offres oblige), pour réaliser un maximum de bénéfices sur le petit qui supportera tous les risques financiers et finalement se retrouvera endetté pour de nombreuses années après avoir fait faillite. Ces grands groupes sont peut-être inquiets de ne pas pouvoir travailler comme ils en ont l’habitude faute de sous-traitants. Ils ont peut-être fait pression sur le gouvernement pour cela.

Les PME jouent le rôle de soupapes de sécurité. L’état les écrase lorsqu’il a besoin d’argent en détruisant des familles qui se sont révélées parmi les plus combatives, courageuses et productives. Elles sont malheureusement trop faibles pour protester.

Je m’adresse donc à la belle jeunesse française pour lui dire : « Oui, pour que la France survive et retrouve la grandeur de sa civilisation, il faut créer des entreprises mais avec des règles du jeu nouvelles qui mettent le travail au service de l’homme sans l’en rendre esclave ». Chaque entreprise doit pouvoir espérer si elle en a les capacités se développer sans craindre les entourloupes que j’ai comprises vis-à-vis d’entreprises qui commençaient à faire un peu trop de concurrence aux grands groupes.

Par association d’idées, pour illustrer mon discours, à propos de la résistance française, je cite le Général de Gaulle dans ses mémoires de guerre : « La France s’accrocha à deux moignons qui tinrent bon : l’un était un tronçon d’épée, l’autre la pensée Française. Je dis bien la pensée française ».

Il faut revoir toutes les rentes de situations.

Ne faite donc rien si les conditions actuelles ne sont pas radicalement changées. Toute démarche trop hâtive vous conduirait à une catastrophe personnelle. La balle est dans le camp des femmes et hommes politiques.

Vive la France libre, indépendante et souveraine !

Georges Martin.

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