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Les Français seraient-ils devenus pyromanes ?
Nous le saurons demain soir
samedi 21 avril 2007
par Jean-Yves Crevel
Selon Jacques Chirac : "lui confier le pouvoir, c’est comme organiser un barbecue partie en plein été dans l’Estérel". (cf. Marianne)
Le pire, c’est que beaucoup de Français qui s’apprêtent à voter Sarkozy savent pertinemment qu’ils jouent avec le feu et que s’il l’emporte cela risque d’amener directement au chaos.
Mais pour eux, l’exaspération est telle, que c’est précisément le côté dangereux du personnage qui les fascine, car dans leur rejet d’un environnement qu’ils ne comprennent plus, ils en sont arrivés à espérer le chaos. La recette de la "popularité" de Sarkozy a besoin de cette épice.
Son ingrédient principal n’est pas le mensonge, mais pire, la perte de sens totale, à l’identique de la dictature de George Orwell où Big Brother répétait inlassablement les phrases "La vérité, c’est le mensonge" ou "La guerre, c’est la paix".
Son slogan de campagne est symptomatique : "Ensemble, tout est possible". Partant de là, il ne se gène pas pour dire tout et son contraire, faire la promotion de l’eugénisme nazi en pleine campagne électorale, abaisser la France à New-York, puis se recueillir sur la tombe du Général de Gaulle.
Il occulte savamment que s’il avait été ministre du Général quand il s’était rendu aux U.S.A. pour faire acte de soumission à son idole W.Bush, promettre une France soumise et prête à participer aux plans guerriers américains s’il était élu, très certainement que le démenti serait immédiatement parti de l’Elysée et qu’il aurait dû remettre sur-le-champ sa démission. Car je n’imagine pas un seul instant le Général accepter qu’un de ses ministres joue contre son pays en déclarant devant la French American Foundation :
Croyez le bien : Une Amérique faible, une Amérique empêtrée, c’est un problème pour le monde libre dans son ensemble. Une Amérique qui n’assume pas sa force, une Amérique qui ne serait pas respectée, une Amérique qui ne serait pas aimée, c’est un problème pour tous les amis de l’Amérique. J’ai toujours pensé que dans notre dialogue, l’efficacité dans la modestie, c’est ce qu’il y a de mieux. Et je sais parfaitement que parfois on parle à juste raison d’une France arrogante et nous avons des progrès à faire de ce côté. On peut aimer son pays et ne jamais le désirer arrogant. Parce que dans le monde d’aujourd’hui l’arrogance n’est comprise par personne."
Inversons cette déclaration, cela donne :
"Croyez le bien : Une France faible, une France empêtrée, c’est un problème pour le monde libre dans son ensemble. Une France qui n’assume pas sa force, une France qui ne serait pas respectée, une France qui ne serait pas aimée, c’est un problème pour tous les amis de la France. J’ai toujours pensé que dans notre dialogue, l’efficacité dans la modestie, c’est ce qu’il y a de mieux. Et je sais parfaitement que parfois on parle à juste raison d’une Amérique arrogante et vous avez des progrès à faire de ce côté. Vous pouvez aimer votre pays et ne jamais le désirer arrogant. Parce que dans le monde d’aujourd’hui l’arrogance n’est comprise par personne."
C’est clair, non seulement, l’exact contraire de ce que dit Sarkozy est gaulliste, mais cela correspond précisément à la réalité. Car ce sont bien les U.S.A. qui ont pêché par arrogance, qui sont détestés pour cela par une énorme majorité de peuples du monde, et c’est bien quand la France est, par alignement européiste, absente de la scène internationale que cela devient dangereux pour la paix du monde.
Il y a bien une adéquation entre la vérité, la paix, la France forte et éternelle.
Il y en a une autre entre la guerre, le monde factice indispensable aux dictatures, la tromperie, l’équipe malfaisante qui dirige actuellement les Etats-Unis et Sarkozy.
Post-scriptum :
D’autres raisons de ne pas se tromper
COMMENTAIRE DU MPFID.
Cet article fut écrit avant l’élection présidentielle de 2007. Il prend aujourd’hui toute sa valeur. Oui, les français ont joué avec le feu. Ils en supporteront, malheureusement, bientôt toutes les conséquences.
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