LETTRE OUVERTE A MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Martin   

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE.

Monsieur le Président,

Je n’ai jamais voté socialiste et je ne le ferai jamais. J’ai bien connu les travers du socialisme derrière le rideau de fer pendant la guerre froide. Il ne faut pas me raconter d’histoires. De plus, je ne suis pas un conformiste.

J’ai écouté votre discours de renoncement avec attention. C’était celui d’un homme touché par la disgrâce. Il ne manquait pas de panache. Mais c’est tout !

Je me souviens d’une émission télévisée et prémonitoire à laquelle vous participiez ainsi que Charles Pasqua. Vous expliquiez comment il fallait faire pour produire des richesses. Cela énervait beaucoup Charles Pasqua. Il vous a interrompu de la manière suivante : « Taisez-vous Hollande ! Vous êtes un apparatchik ! Vous n’avez jamais rien fait de vos dix doigts et vous voulez apprendre à ceux qui travaillent comment il faut faire pour gagner de l’argent » !

Oui, je ne pense pas que vous soyez un mauvais homme. Je pense plutôt que vous avez été porté vers des fonctions pour lesquelles vous n’étiez pas bien préparé, sans avoir préalablement été confronté sous forme de prises de risques en engageant vos biens personnels et votre vie familiale dans la vie pratique de tous les jours, comme n’importe quel créateur de PME. Si vous l’aviez fait pendant au moins dix ans, vous auriez été capable de performances inconnues à ce jour.

On ne peut pas commander quelqu’un sans avoir ressenti dans sa chair, les difficultés auquel ce dernier est confronté chaque jour.

Vous vous dites responsable. Ce n’est pas vrai car vous aller quitter le pouvoir et profiter d’une retraite de Président en plus des autres, alors que tous les dirigeants de PME que j’ai connus et qui ont fait faillite resteront pour le restant de leurs jours dans la misère. Leurs créateurs seront brisés et bien souvent sans le sou. Leur personnel a été licencié et donc en difficultés aussi. Ils auront droit au bénéfice du chômage, alors que ceux qui ont pris le risque de créer leur entreprise ainsi que des emplois n’y ont pas droit, bien que cotisant pour cela.

Vous avez bâti votre carrière politique sur une idéologie. Vous voyez ce que cela a donné. Il serait peut-être temps que vous preniez conscience que ce ne sont pas les idéologies qui régleront les problèmes mais uniquement les femmes et hommes de bon sens qui auront une profonde connaissance de la nature humaine, du bon et du mauvais, ainsi que des problèmes de la production. Les énarques ne sont pas les mieux placés pour cela.

Vous n’aviez pas été élu pour créer des emplois mais pour mettre en œuvre les conditions qui auraient permis aux entreprises de se développer et d’améliorer leur production. Au contraire, vous avez augmenté les taxes de toutes sortes obligeant les PME à licencier et à déposer leurs bilans. C’est un travail de fossoyeur.

Vous vous êtes comme vos prédécesseurs, transformés en VRP multicartes en allant vendre à l’étranger des produits Français et Européens. Vous avez ainsi vendu de la haute technologie. Vous avez soutenu les grands groupes, pas les PME qui étaient pourtant les premières employeuses de France. Elles ont pour la plupart disparues.

A ce sujet, je vous informe qu’une entreprise qui disparait devra, pour être remplacée, attendre entre dix et quinze ans pour être performante.

Vos prédécesseurs et vous-même ne semblez pas vous rendre compte que ce n’est pas en délocalisant l’appareil productif que le chômage diminuera. Vous diminuerez seulement celui des autres. Au début, on me disait à tort que nous garderions la connaissance scientifique. Dans toutes les transactions internationales il y a transfert de technologie que nos clients s’empressent de copier et de nous revendre moins cher grâce à une parité des monnaies arbitraire. Que nous restera-t-il ? Des ruines. Les Chinois construisent grâce à cela leurs propres avions civils et militaires. C’est à peu près la même chose qu’une couturière qui vendrait sa machine à coudre pour améliorer ses conditions de vie.

Monsieur le Président, il n’est plus possible maintenant d’effectuer un retour en arrière. Votre politique et celle de vos prédécesseurs ont détruit durablement notre niveau de vie. Tous ces ouvriers et cadres moyens que vous avez prétendu défendre devraient vous demander réparation. Ce serait logique. Dans ce cas, vous seriez vraiment responsables. Vos services pour réparer vos erreurs prennent encore un peu plus dans la trésorerie maintenant inexistante des PME et du peuple en leur ôtant toute possibilité d’embaucher, de se développer et de s’améliorer. Une nation digne de ce nom ne peut en aucun cas fonctionner comme cela.

Je me suis installé à mon compte, à l’âge de 27 ans, pour exercer la profession d’ingénieur conseil en structures pour le bâtiment. Toutes les entreprises avec lesquelles j’ai travaillé dans ma carrière professionnelle ont fait faillite. J’ai vu fleurir les grands groupes qui n’étaient en fait que les bourgeons d’un capitalisme dévoyé. Eux, ne manquent jamais de travail. Pourquoi ? C’est à vous de nous l’expliquer. En tous cas, vous n’avez rien fait pour enrayer notre décadence que ce soit volontairement ou par ignorance.

Vous avez du vous rendre compte en cinq ans que la fonction de Président de la République Française était fortement dégradée. Cette fonction, si elle en garde le titre se réduit presque à celle d’un Gouverneur d’état. Comment des Français ont-ils pu être complices, volontairement ou involontairement, d’une telle abomination. Comment accepter de perdre son droit à disposer de soi-même ? C’est comme si on légalisait le viol. La France est notre grande famille. Elle doit être respectée.

Ceux qui vous contestent et qui se précipitent pour prendre votre place, seront pires que vous, car ils demandent davantage d’un socialisme qui n’a jamais marché. Pouvez-vous me citer un pays où le socialisme arrivé au pouvoir ait pu augmenter le niveau de vie de ses habitants ? Il n’y en a pas. Certains, producteurs de pétrole, ont pu faire un temps illusion, mais c’est tout. Quant aux pays scandinaves, ce sont des royautés qui font du social, pas du socialisme. Je veux dire qu’après avoir gagné de l’argent, ils le répartissent le plus équitablement possible, alors que le socialisme détruit l’outil de travail pour distribuer de l’argent qu’il n’a pas en s’appuyant sur le postulat que les PME sont dirigées par des patrons voleurs regorgeant de richesses.

Vous avez fait fausse route, Monsieur le Président. J’espère que vous étiez sincère. Toutes vos affirmations sur ce qui s’est soi-disant amélioré ne résistent pas à une analyse approfondie.

Vous vous inquiétez pour les sans abris à l’entrée de l’hiver, au moment où on commence à relever quelques cadavres au petit jour, jamais en été.

Vous mettez à la rue ceux qui ne peuvent plus payer leurs loyers, alors que vous dépensez des sommes considérables pour accueillir des immigrants dont on ne sait pas grand-chose, sauf que dans leurs rangs se cachent sans aucun doute des combattants de Daesh. Ils arrivent par millions dans toute l’Europe. Vous avez du remarquer qu’il y avait une majorité d’hommes parmi les migrants. Laisseriez-vous votre famille dans un pays en guerre ? Je ne le pense pas. Vous auriez du porter à ce problème toute l’attention qu’il mérite.

Vous dites que le chômage est en régression alors que tous les emplois aidés ne l’ont été que pour faire diminuer artificiellement le chômage. Malgré cela, il a quand même augmenté. A votre décharge, Monsieur le Président, vos prédécesseurs ont utilisé les mêmes moyens. Vous n’avez rien tenté pour inverser le processus. Ce sont toujours les cochons de payants qui continuent de payer. La poule aux œufs d’or doit toujours être ménagée pour être capable de continuer à produire des œufs de qualité.

Comment ne pas avoir honte de constater qu’un pays qui est la 5ème puissance du monde est obligé, pour aider ceux qui ont été réduits à pas grand chose, de déléguer ses responsabilités aux restos du cœur ? Sans Coluche, que seraient-ils devenus ? Oui ! C’est une honte ! Nos hommes politiques s’en moquent car ils ne s’intéressent qu’à leurs carrières. C’est encore plus grave quand on se dit socialiste !

Je pourrais continuer mon plaidoyer mais cela ne servirait à rien.

Celle ou celui qui rétablira la France dans sa fonction civilisatrice devra obligatoirement reprendre en mains les manettes de direction du pays, sans avoir peur de réformer à fond ce qui ne marche pas, n’en déplaise aux syndicats, en les imprégnant de notre passé et en les adaptant à notre environnement.

Il faut vous faire à l’idée que le mondialisme sous domination financière est mort. Les peuples commencent à comprendre sur quel chemin on les entraîne.

Messieurs de Coudenhove-Kalergi et Jean Monnet se sont fourvoyés. Ne les suivons plus !

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes plus sincères salutations.

Georges Martin.

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