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Écrit par Georges Martin   

L’ARGENT.
 
 
 
Coluche, que je n’aimais pas toujours mais que j’aimais souvent, rappelait, dans un de ses sketches que depuis qu’il était tout petit, son père lui répétait : "tu vois, mon fils, dans la vie il y a deux choses très importantes: il y a le fric et il y a les fesses". Certes, Coluche ne s’exprimait pas tout à fait de cette manière, mais cela voulait dire la même chose
 

 

Alors, il s’était dit que puisque tout le monde avait des fesses, eh bien lui, il allait s’occuper du fric.

Cela m’a donné l’idée d’une réflexion sur le sujet. Je me suis demandé : c'est vrai cela! Qu'est-ce que l'argent. Son rôle est déterminant car il est le levier de tous les bonheurs et de tous les excès. Vous allez voir, ce n’est pas triste.
 
 
Au début de l’humanité, à partir du moment où les hommes ont commencé à créer, soit de la nourriture par la chasse ou bien des objets divers, s’est posé le problème de l’échange. Le chasseur troquant tel ou tel animal contre une arme ou une poterie, il s’est alors posé le problème suivant : Comment rendre équitable un échange ? En effet, l’animal échangé avait-il la même valeur que l’arme ou la poterie ? Quel produit avait demandé le plus d’efforts ? Lequel était le plus recherché ou le plus rare ? C’est pour toutes ces raisons que l’homme a créé l’argent qui permet de rendre équitable les échanges. Le salaire n’est rien d’autre, en théorie, que la mesure en unités d’échanges d’un travail effectué.
 
 
On constate ainsi que l’argent n’est rien d’autre qu’un outil et que dans une société saine, chaque fois qu’il y a de l’argent, il doit y avoir une création de richesses correspondante. Ce système remarquable fut vite détourné de son objet par des petits malins qui se sont rapidement rendu compte que celui-ci avait aussi ses faiblesses et qu’il était possible de faire de l’argent avec de l’argent sans rien produire en contrepartie. Nous en sommes là. Il est évident, aujourd’hui, que ceux qui sont riches sont les petits malins et que ceux qui sont pauvres sont ceux qui produisent les richesses. Comme il y a de plus en plus de petits malins et de moins en moins de gens qui produisent, notre nation s’effondre lentement mais surement.
 
 
Le système fiscal de notre société agit dans l’intérêt des petits malins. Par exemple, l’imposition sur les bénéfices des sociétés avec ses systèmes d’amortissement oblige les entreprises à avoir recours au crédit pour de simples raisons fiscales. Les retards de paiements de l’administration, les systèmes d’appels d’offres qui amènent les entreprises à travailler avec des marges bien souvent inexistantes et par voie de conséquence à utiliser le découvert bancaire permanent. Les SICAV et les rentes de toutes sortes sont autant d’aspirateurs monétaires légaux qui pénalisent le travail jusqu’à le rendre inintéressant. Je crois que si on calculait l’incidence de tous ces intérêts sur les prix de vente, en tenant compte de tous les agios depuis la matière première employée, en passant par toutes les différentes entreprises intervenant dans la fabrication d’un produit, on aurait sans doute bien des surprises.
 
 
Lorsqu’un nombre réduit de petits malins faisait de l’argent avec de l’argent, cela n’avait pas une incidence déterminante sur l’outil de production et par voie de conséquence sur les prix de vente. Malheureusement, leur nombre a considérablement augmenté et par voie de conséquence la majeure partie de la masse monétaire étant drainée vers eux, il ne reste que les miettes pour ceux qui produisent.
 
De surcroit, ces petits malins étant plus intéressés par leur intérêt personnel que par l’intérêt général font fabriquer nos produits de consommation en Asie du sud-est ou ailleurs. Cela leur permet de faire encore plus d’argent en passant sous silence qu’ils transfèrent ainsi le savoir faire et la science de notre pays vers d’autres nations qui finiront bien à terme par nous dicter leurs lois. Ces agissements sont les causes principales de notre chômage.
 
 
La force principale d’un pays n’est pas sa monnaie de papier mais sa capacité à produire des richesses car la monnaie de papier n’a de valeur que par ce qu’elle représente. Si elle n’est pas l’image réelle de la capacité de production du pays, il y a déséquilibre et la richesse n’est alors que superficielle. Toutes nos sociétés capitalistes souffrent de ce mal car elles sont dominées par la grande finance internationale. Il n’y a pas de crise, il n’y a que des remèdes que l’on n’ose pas administrer. En exemple, le dollar qui a été imposé comme monnaie internationale permet aux Etats-Unis de prêter du papier qu’ils viennent tout juste d’imprimer à des pays qui rembourseront en travail, à la sueur de leur front. D’un coté, il suffit d’imprimer, de l’autre de travailler.
 
 
C’est la raison pour laquelle le Général de Gaulle voulait revenir à l’étalon or. Il voulait une monnaie internationale qui ne soit pas marquée par le sceau d’un état. Ce souhait fut combattu, en France, par ce qu’il appelait le parti de l’étranger. Il avait même commencé à changer les dollars papier par de l’or américain. Les Etats-Unis mirent rapidement fin à ces échanges car la quantité d’or de la réserve fédérale de Fort Knocks était insuffisante pour couvrir la totalité des dollars émis.
 
 
Il faut d’urgence redonner toute sa valeur au travail. Pour cela, il est impératif que celui-ci soit mieux rémunéré que le loyer de l’argent.
 
Il faut tout faire pour que le peuple de France ait les moyens d’épargner. Pour cela, les remèdes ne manquent pas. En s’appuyant sur le non des français à la constitution européenne, le 29 mai 2005, Monsieur le Président de la République Française, Nicolas Sarkozy, aurait pu reprendre à Bruxelles tous nos leviers de commande et agir sans tarder en faisant les réformes profondes nécessaires. Les français lui en auraient été éternellement reconnaissants. Les mesurettes prises actuellement n’amélioreront certainement pas le quotidien des français.
 
 
Pour qu’une économie fonctionne, il faut qu’il y ait des fabricants, des vendeurs et des acheteurs. Il faut donc que les acheteurs puissent acheter pour que les vendeurs puissent vendre et les fabricants fabriquer. Ce n’est pas le cas actuellement puisque l’argent est aspiré à travers des systèmes très compliqués par des rentes de toutes sortes. Le peuple ne peut donc plus acheter et l’économie se trouve bloquée.S’accaparer la quasi totalité des unités d’échange équivaut à réduire en esclavage la population d’un pays. On voit bien que cette situation s’est installée en France depuis de nombreuses années. D’un coté, des millions de français sont exclus de notre société, de l’autre, ceux qui produisent ont vu leur pouvoir d’achat considérablement diminuer alors que les financiers devenaient de plus en plus riches.
 
 
Le crédit, qui est pourtant une bonne chose, lorsque les taux d’intérêts sont bien dosés, est devenu asphyxiant car les petits malins en ont fait leur première source d’enrichissement. Ils ont, entre autre exemple, inventé le crédit vacances au détriment des crédits de fond de roulement pour les petites et moyennes entreprises, car ils savent que lorsqu’on donne au peuple du pain et des jeux de cirque, il ne se révolte pas. Par ailleurs, les emprunteurs sont bien trop occupés par la manière dont ils vont rembourser leurs prêts pour simplement songer à se révolter.
 
 
 
Il est tout de même incroyable que l’on prête pour les vacances mais pas pour la trésorerie des petites et moyennes entreprises.
 
 
Je ne dis pas que la grande finance soit l’ennemie du peuple mais je dis qu’elle a trop de pouvoir et qu’il serait temps enfin qu’on en revienne à une finance réaliste et au service de la Nation. Il a été donné aux banques un droit de vie et de mort sur les entreprises alors que ce sont elles justement qui sont responsables de la situation économique en ponctionnant à tous les niveaux des sommes considérables. Il faut donc revoir tout cela. La France qui ne sait plus fabriquer un appareil photographique, une caméra, un micro-ordinateur, etc.. a pris le chemin du sous-développement en créant des emplois à l’étranger et en transférant notre technologie qui malheureusement ne nous appartient plus aujourd’hui puisque les pays où ont été effectués les transferts sont maintenant les inventeurs des nouveaux systèmes qu’ils nous revendent. Si nous ne redressons pas rapidement la situation, la France deviendra un pays de commerçants avec en plus une agriculture appauvrie par les quotas et nous serons absorbés par le troupeau des petites nations.
 
On nous dit que pour avoir une agriculture rentable, il faut réduire le nombre des agriculteurs. Alors, je suggère, pour que nous devenions les plus rentables au monde, que nous n’en gardions qu’un seul.
 
 
Nous touchons le fond du gouffre de la stupidité.
 
 
Les entreprises françaises, sauf quelques privilégiées (Je fais allusion aux groupes) travaillent bien souvent avec des marges voisines de zéro et le peu qu’elles gagnent, quand elles gagnent quelque chose est pris par le fisc. Comment, dans ces conditions, pourraient-elles engager des fonds en quantité suffisante dans la recherche de nouveaux produits de consommation. L’industrialisation et la rapidité de l’évolution scientifique font qu’un produit est vite remplacé par un autre plus performant. Les pays qui sont les plus rapides à découvrir ces nouveaux produits sont les chefs d’orchestre du concert des nations. Indiscutablement, notre malheureux pays ne fait plus partie des chefs d’orchestres, est peut-être encore un premier violon, mais pour combien de temps ? Un pays qui n’est plus capable de créer et de s’adapter devient fatalement le vassal des plus forts.
 
C’est sans doute à cela que pensait le Général de Gaulle lorsqu’après une manifestation de chercheurs, il s’était exclamé : « Ce n’est pas de chercheurs dont nous avons besoin, mais de trouveurs ! »
 
 
Seule cette possibilité de renouvellement peut permettre à une nation de maintenir, en son sein, un dynamisme facteur d’emplois et de richesses.
 
 
Or, ce n’est pas en créant des emplois en Asie du sud-est, où ailleurs, qu’on pourra acquérir cette possibilité de renouvellement. C’est le contraire qui se passe. On le voit bien, aujourd’hui, avec nos millions de chômeurs et déshérités.
 
La liste des esclaves est longue et je ne ferai que quelques comparaisons :
 
- Entre l’agriculteur et le grossiste qui gagne le plus ?
- Entre le pêcheur et le mareyeur qui gagne le plus ?
- Entre l’entrepreneur et le promoteur qui gagne le plus ?
- Entre l’architecte et l’agent immobilier qui gagne le plus ?
- Entre etc.., etc..
 
La liste est très longue et il en ressort que c’est toujours celui qui crée et fabrique les richesses qui gagne le moins. Comment, dans ces conditions, peut-on s’étonner de la situation économique de notre pays ?
 
 
La France, au lieu de redresser cette situation, entérine implicitement cet état de fait, en fabricant de plus en plus de technico-commerciaux qui deviendront à terme les défenseurs des produits étrangers. Nous ne serons plus, si nous n’y prenons pas garde, qu’un pays de négociants.
 
 
Cette situation peut-elle durer ? Je ne le pense pas et si nous voulons redevenir une grande puissance, il faut agir sans attendre, en remettant tout à plat et en reconstruisant une société basée sur notre passé et adaptée à notre environnement.
 
 
Au lieu de cela, la vieille idéologie marxiste incarnée à des degrés divers par l’ensemble de la gauche française nous impose de travailler 35 heures ainsi qu’un métissage généralisé de manière à détruire cette fameuse exception française que beaucoup de pays nous envient mais qui gêne tant de monde. Je pense qu’ils n’ont toujours pas renoncé à cette fameuse internationale prolétarienne qui a fait tant de dégâts dans le monde et dans notre pays.
 
 
L’argent est un moyen, non une fin, et la finance n’est qu’un rouage de l’économie. Le but doit être de créer et une fois son œuvre accomplie, l’Homme doit en tirer un juste bénéfice. L’argent ainsi gagné devient aussi un moyen pour aller plus loin, pour développer son entreprise, pour rechercher de nouveaux produits plus élaborés qui amélioreront nos conditions de vie. Il ne faut pas oublier tous ceux qui par leur travail ont permis cette création de richesses. Il faut les récompenser en les faisant participer à l’organisation de leur travail et aux bénéfices qui en résultent.
 
 
 
C’est le destin de l’Homme que d’aller de l’avant et si ce destin est contrecarré par une minorité puissante, il s’ensuit un sentiment général de frustration démotivant et facteur de décadence.
 
 
Il y a aussi, chez l’homme, dans sa soif de privilèges, un problème d’éducation spirituelle. Cette éducation, totalement absente, ou presque, depuis des décennies, aurait pu jouer un rôle de régulation en plaçant des bornes spirituelles ici et là. Le matérialisme à outrance ne peut qu’entraîner les hommes à vouloir posséder tpujours davantage.
 
La survie de la France est dépendante de sa science et de sa capacité à fabriquer des produits sophistiqués car elle ne dispose pas en quantités suffisantes, sur son propre territoire, des matières premières indispensables à sa survie qu’elle doit donc acheter à des pays dont les richesses naturelles sont abondantes. Il lui faut acquérir ces matières premières, les transformer le plus économiquement possible, être à la pointe du progrès, les sortir en avance sur la concurrence et les revendre avec bénéfice pour faire vivre notre pays. On en imagine la difficulté quand on sait que les autres peuples ne sont pas plus bêtes que nous. Nous n‘avons pas le droit à l’erreur. On voit ainsi clairement le mal que peuvent nous faire les transferts de technologie et de fabrication. C’est à peu près la même chose qu’une couturière qui vendrait sa machine à coudre pour améliorer ses conditions de vie.
 
 
Qu’on ne se méprenne pas sur mes propos, je ne suis pas un égalitariste. Je suis sur, cependant, que certains ont décidemment trop de pouvoirs et qu’ils utilisent ceux-ci au détriment de notre nation. Ces gens, au sommet de leur puissance, détachés des réalités sociales, ne se rendent plus compte de la gravité de la situation. Leurs intelligences devraient les aider à comprendre qu’il y a des moments où il faut savoir jeter du lest avant que le dirigeable ne s’abîme. C’est en ignorant cela que nos anciens dirigeants qu’ils soient rois, empereurs, présidents, etc.. ont entraîné leurs peuples vers les révoltes si abondantes dans les livres d’histoires. On peut encore remettre le pays dans la bonne direction, mais, pour cela, il faudra reprendre en main nos leviers de commande et les accompagner de mesures radicales mais en même temps humaines car les français, je l’entends, de plus en plus souvent, ne pourront plus supporter longtemps la situation actuelle.
 
 
Les français ont raté un grand rendez-vous aux dernières élections présidentielles. Il fallait voter pour ceux qui portaient les idées et les moyens du redressement national. Je fais allusion à tous ceux, sans exception, qui portent les couleurs de la France et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce n’est évidemment pas le cas ni de la gauche et de l’extrême gauche, ni des capitalistes. Ce rendez-vous manqué aura de graves répercutions sur notre avenir à toutes et à tous.
 
 
Mes propos vous sembleront très idéalistes. C’est vrai, mais l’évolution de l’homme ne passe-t-elle pas par la recherche d’un idéal dont on doit se rapprocher le plus possible, sans jamais l’atteindre.
 
 
Ainsi que l’écrivait le Général de Gaulle :<< Il faut viser haut et se tenir droit >>. Ce grand homme résumait, ainsi, en quelques mots, le destin de l’homme.
 
 
Toutes et tous, rejoignez notre club de réflexion, le MPFID!
 
 
 
Vive la République, vive la France !
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