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Écrit par Georges Martin   

LA VALEUR DES MOTS.

Les mots sont les véhicules de la pensée. Il faut donc que ceux qui sont employés expriment avec un maximum de précision : les idées, les sentiments et toutes les nuances de celle ou de celui qui les émet pour que celle ou que celui à qui ils sont destinés puisse les recevoir et les comprendre. Sans cela, il n’y a aucun dialogue possible. C’est en modifiant le sens des mots qu’on peut faire prendre au peuple des vessies pour des lanternes.

Dans un cadre général se rapportant à la manipulation et à la désinformation, je souhaite attirer votre attention sur ce que signifient certains mots très importants qui sont utilisés, volontairement, à mauvais escient. Je n’en citerai que trois qui font des ravages dans l’esprit du peuple s’ils sont mal utilisés et mal compris. Il s’agit :

- Du mot communisme.

- Du mot capitalisme.

- Du mot libéralisme.

 

Certains en France se disent communistes alors que le communisme n’existe plus.

Dans ce mot, il y a la notion fondamentale de mise en commun. Or, pour qu’on puisse tout mettre en commun dans un pays, il est nécessaire et indispensable que l’ensemble de la population de ce pays fasse l’unanimité à ce sujet. Nous savons tous que c’est impossible. Il suffit pour s’en rendre compte de réunir une dizaine de personnes autour d’une table et d’entamer une discussion au hasard. Nous nous apercevrons rapidement qu’il est impossible de faire l’unanimité sur le sujet abordé. A plus forte raison lorsqu’il s’agit de millions d’individus. C’est la raison pour laquelle il y avait en accompagnement du communisme la notion de dictature du prolétariat qui était chargée d’imposer la mise en commun à tous ceux qui n’étaient pas d’accord. C’était le règne de la délation.

Or, je ne sais plus à quel congrès national et international la notion de dictature du prolétariat fut abolie. Cela doit remonter à 20 ou 30 ans. En tous cas cet abandon rend impossible la mise en commun donc le communisme. Ce mot n’a donc plus de raison d’être, sauf à tromper les militants et les électeurs. Les communistes français auraient du faire comme les communistes italiens. Il fallait changer de nom.

Dans le mot capitalisme, il y a la notion de capital. C'est-à-dire que tout est basé sur l’argent qui est l’élément moteur du système. La création des richesses devient secondaire sauf pour gagner de l’argent. Ce qu’il faut, c’est faire du profit. Peu importe la manière, c’est le résultat qui compte. On lui prête comme compagnon de route la liberté mais elle n’est qu’apparente. Topaze dans l’œuvre remarquable de Marcel Pagnol explique à son ami de toujours le principe capitaliste : « Mais enfin, mon cher ami, pour gagner de l’argent, il faut bien en prendre à quelqu’un ». Oui, mais l’appétit humain ne saurait se satisfaire de ce qui lui est nécessaire pour vivre. Ce système, à terme, est presque aussi néfaste que le communisme car il entraine les financiers à faire réaliser le maximum de travail pour un minimum de rémunération. Les peuples deviennent alors les esclaves modernes des sociétés capitalistes dans lesquelles ils vivent. Le fouet a été remplacé par l’argent.

Dans le mot libéralisme, la notion principale exprimée est la liberté. Celle de pouvoir entreprendre. Elle va dans le sens du caractère de l’homme, en lui permettant de s’exprimer librement, de travailler librement, de créer librement, sans contrainte. Le rôle de l’état devient alors celui d’un chef d’orchestre qui doit veiller à maintenir en permanence les conditions permettant aux hommes de s’exprimer, de travailler, en toute liberté et en toute sécurité, intérieure et extérieure. Le danger est que peuvent sortir du lot des entrepreneurs aux dents longues qui une fois devenus très puissants pourraient retomber dans la dérive capitaliste. Ce mode de vie doit être accompagné de lois anti trusts très contraignantes.

Toute la gauche française s’efforce de donner au libéralisme le même sens que celui qu’on donne au capitalisme. Ce dernier, se satisfait de cet amalgame qui le dédouane de son intolérance. Cette voie, méprisée jusqu’à ce jour, leur fait peur, à tous. Il faut donc que les français pensent que le libéralisme et le capitalisme sont la même chose. Celui-là exprime ce que nous voulons tous conserver, c’est-à-dire : notre liberté. Cela ne peut convenir ni aux marxistes ni aux capitalistes.

Soljénitsine, avec beaucoup d’humour, avait déclaré, à son arrivée en Occident: « Je viens d’un pays où l’on ne peut rien dire et j’arrive dans un autre où l’on peut tout dire mais où cela ne sert à rien ». Cela illustre très bien ce que je viens de vous démontrer.

Vous comprenez, maintenant, pourquoi les marxistes combattent le libéralisme car pour eux il n’y a pas de liberté possible pour positionner leur idéologie. Il en est de même pour le capitalisme qui ne pourrait plus tenir le peuple par les fils des marionnettes que nous sommes devenues.

Nous ne sommes plus en liberté, nous vivons dans une société dirigiste.

De la même manière que le communisme s’est effondré pour ne pas avoir réussi sa mondialisation, le capitalisme s’effondrera pour avoir, lui, réussi la sienne et il entrainera dans sa chute tous les pays qui s’y seront soumis corps et âme.

La construction de l’Europe fédérale n‘est qu’une étape vers cette mondialisation capitaliste.

Les français ont perdus le sens de la critique et des réalités. Eux que l’on disait cartésiens ! Ils ont formé des associations qui interviennent sur mots d’ordre pour les intérêts de quelques uns, ou pour ceux d’autres pays concurrents, sans que les manifestants s’en rendent compte. Par exemple, les débordements qui ont eu lieu à Paris lors du passage de la flamme olympique pour défendre la souveraineté du Tibet qui n’existe plus depuis plusieurs décennies, auraient du se produire, aussi, à plus forte raison, lorsque nous-mêmes avons perdu la nôtre par le traité de Lisbonne. Ce traité scélérat qui a bafoué la volonté populaire française dont les responsables devront rendre compte à plus ou moins brève échéance. Mais là, silence. Il y a donc deux poids, deux mesures. Ne trouvez-vous pas cela curieux ? Pourquoi ne pas manifester devant l’ambassade américaine pour son invasion injustifiée d’un pays laïc : l’Irak ? Ce pays vivait dans une paix relative. Il est maintenant dans la guerre civile et pas près d’en sortir. Cette invasion a couté au total plusieurs dizaines de milliers de vies, peut-être même des centaines. Mais là, encore une fois, silence. Y aurait-il des morts plus tristes que d’autres, des bons et des mauvais. Une mère qui vient de perdre son enfant tué par une bombe ou par quelque missile souffre de la même manière quelle que soit sa nationalité, la couleur de sa peau ou sa religion. Je vous le dis, mes chers compatriotes, nous sommes manipulés en permanence.

Nous nous battons pour qu’enfin, en France, on puisse à nouveau, appeler un chat un chat et pour que nous puissions retrouver notre droit à disposer de nous-mêmes.

Pour cela, seul le peuple de France peut faire quelque chose. Aussi, je vous le demande, rejoignez-nous dans notre combat qui est celui de la France, de l’honneur et du renouveau. Sans cela, nous sombrerons dans la déchéance et dans le malheur.

Enfin, pour finir, je vous cite une belle pensée de Philippe de Villiers qui n’est malheureusement pas celle de ses nouveaux alliés:

« Il n’y a pas d’action politique avec un peuple mort. Il n’y a pas d’action politique avec un peuple qui ne croit plus au sentiment d’appartenance. C’est tout le problème de la France aujourd’hui.»

Françaises, français, rejoignez notre club de réflexion : Le MPFID!

Vive la République, vive la France !

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