UNIVERSITES D'ETE DU RIF 2009 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Martin   

Gaël Nofri


Jean-Guy DUBOIS: Secrétaire National chargée de l'organisation territoriale du RIF.(11min)


Georges Martin: président MPFID

Je vais aborder, ici, un sujet qui vous intéresse tous au plus haut point. Je veux dire :

LA RECOMPOSITION SOUVERAINISTE ET PATRIOTIQUE.

Tout d’abord, c’est avec une immense joie que je peux m’exprimer aux cours de ces Universités d’Eté 2009 à Artigues.

Pour commencer, je voudrais effectuer un rappel de notre situation à tous : les orphelins indépendantistes. Ce sera le dernier. C’est vrai, après ces élections catastrophiques, nous sommes tous orphelins. Nos chefs ont faillis et ont été battus par leur faute.

Que s’est-il passé ?

Il y a ce que nous savons et il y a ce que nous ne saurons jamais.

Pour ce que nous savons, il est certain que les chefs actuels des différentes formations politiques ne se sont pas entendus et ne s’entendront jamais, car ils sont tous animés par des ambitions personnelles et veulent tous occuper la première place. Ces ambitions sont nécessaires et indispensables à un chef d’état, mais incompatibles avec les réalités présentes et les règles électorales. Il y a des moments où il faut impérativement faire abstraction de ses ambitions personnelles pour préserver l’essentiel, c’est-à-dire : l’intérêt général.

Pour ce que nous ne saurons sans doute jamais, il y a tous les moyens de pressions exercés par le pouvoir en place et les différents concurrents (la médisance, le chantage, les menaces, et toute la panoplie des moyens que l’on peut imaginer). Les agissements des différents chefs de partis, qui sont très intelligents, laissent supposer qu’ils ont subis des pressions diverses et qu’ils y ont souscrit. Ce qui signifie qu’ils sont pour certains tenus ou croient l’être et qu’ils n’ont pas osé mettre le problème sur la table. Pour que tout le monde soit à l’aise, il est bien connu que chacun d’entre nous possède un jardin secret. Chacun d’entre nous, en cherchant bien, a commis dans sa vie un acte dont il n’est pas forcément très fier. Les hommes sont tour à tour grands ou petits. Certains sont souvent très grands et de temps en temps petits ou vice versa. Tels sont les hommes. Cela ne doit en aucun cas être déterminant pour définir la qualité et la compétence d’un individu. Cependant, il faut avoir le courage de mettre le problème sur la table s’il y en a un. Ce n’est pas toujours facile. Je vous l’accorde.

Par ailleurs, j’avais depuis un certain temps, avant les élections européennes, commencé à avoir des doutes. Je me suis demandé comment un homme comme Declan Ganley, qui m’avait paru, de loin, très sympathique au premier abord, qui travaille pour l’armée américaine, pouvait prendre parti et se positionner contre l’ambition de ses clients sans subir le moindre contre coup de leur part. C’est impossible. Il est bien connu que les américains veulent intégrer l’Europe dans leur cercle d’influence et sous leur domination. Pour moi, il a été placé pour nous détruire. La question est : Pourquoi nous sommes nous laissés faire ? Je me garderai bien de donner une réponse à cette question. Si je connais les conséquences il n’en est pas de même pour les causes.

Il devenait alors certain que nous courrions à la catastrophe.

Je ne voulais pas participer à une mascarade.

Je pris alors, à contre cœur, mais d’une manière raisonnée, la décision de démissionner de mes fonctions de Président de la Fédération de Seine-et-Marne ainsi que du MPF. Je voulais avoir les mains libres pour participer au rassemblement de tous ceux qui sont attachés au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes avant qu’ils ne s’éparpillent dans la nature après la défaite. Je ne suis pas un Don Quichotte. Je ne me bats pas contre des moulins à vent. J’essaye de rester réaliste.

Je rappelle ici que les listes Libertas, sur l’ensemble de l’Europe n’ont eu qu’un seul élu : Philippe de Villiers. Et avec des scores, malgré tout intéressants, compte tenu du contexte. Ce qui signifie qu’en restant nous-mêmes et en préparant les élections européennes par des contacts explicatifs étroits avec la France profonde, il était possible d’obtenir des scores de haut niveau. Pour cela, il fallait tout faire pour conserver l’ensemble de nos militants. Il fallait aussi un peu d’argent et beaucoup de temps pour s’y préparer.

Je vous rappelle que je garde toute mon amitié à Philippe, car, même s’il s’est trompé ou fut obligé d’agir comme il l’a fait et n’a pas réussi, il a porté bien haut tous nos espoirs. Il ne faut pas l’oublier.

Aucun parti politique ne peut réussir s’il n’est pas en contact permanent avec le peuple de France.

Alors, pourquoi avoir créé le MPFID ? Les élections sont passées, la page est tournée. Seul compte l’avenir. J’espère que les militants comprendront ce que j’ai voulu faire. Il ne s’agit en aucun cas de me propulser en tête d’un mouvement pour, comme on me l’a dit par courriel, rechercher un intérêt personnel. J’aurais préféré m’en passer. Il est vrai aussi qu’il n’y avait pas beaucoup de candidats à une telle démarche. Pour paraphraser le Général de Gaulle, je dirais que ce n’est pas à 72 ans que je vais commencer une carrière politique de haut niveau. Il était nécessaire et indispensable pour sauver la cause patriotique, avant que les militants ne s’éparpillent, de créer une association de rassemblement de tous les français souverainistes, patriotes et indépendantistes libérés d’une bataille de chefs permanente qui ne peut que nuire à notre cause et nous empêcher d’arriver au pouvoir. C’est la seule solution qui pouvait être mise en œuvre rapidement, car elle n’est pas affectée par des intérêts personnels. Je le répète, il fallait empêcher un éparpillement de tous nos amis. De plus, il est possible de rassembler des militants de toutes les formations, de la gauche à la droite, sans pour cela qu’ils démissionnent de leur parti politique. Nous sommes un club de réflexion. A partir de ce creuset, si au cours de nos réflexions, nous découvrions la pierre philosophale, Il serait possible, alors, de transformer l’égocentrisme des chefs de partis en une sorte de réflexion basée sur l’intérêt général et les amener à faire l’union chaque fois que cela sera nécessaire. C’est le minimum que nous puissions demander.

La victoire du 29 mai 2005, fut celle, non pas d’un parti politique quelconque, mais celle du peuple de France. La couleur politique des vainqueurs était un magnifique arc-en-ciel dans lequel le bleu, le blanc et le rouge ressortaient d’une manière accrue. Nous devons confirmer cette victoire de la même manière.

Si, la raison l’emportait, et que les différentes formations politiques qui défendent le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes se décidaient à créer un grand parti d’opposition qui deviendrait ensuite un grand parti majoritaire, les clivages seraient alors complètement modifiés. Les fédéralistes n’auraient qu’à bien se tenir car nous serions majoritaires, en voix, dans le pays. Il est toujours permis d’anticiper.

Alors, comment faire ce rassemblement tout azimut de militants de sensibilités différentes ? C’est très simple. Nous sommes tous français et la lutte actuelle est une lutte de sauvegarde de notre beau pays. Le combat droite-gauche est un combat d’arrière garde qui aujourd’hui n’a aucun sens. Il suffit d’être attaché au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à notre indépendance nationale. Cette vision dépasse tous les clivages. La lutte sera dure, mais nous gagnerons car c’est dans l’ordre des choses. De nos rangs sortiront les chefs qui se révèleront comme tels. De cette rapidité à faire l’union dépendra la manière de sortir de notre situation catastrophique. Plus nous attendrons, plus ce sera difficile et brutal.

A la fin de la seconde guerre mondiale les généraux vainqueurs étaient ceux qui s’étaient révélés dans la lutte. Les autres, les battus, les généraux d’état-major, étaient tombés dans le domaine de l’oubli.

La victoire obtenue, les français retourneront, sans doute, à leurs querelles partisanes. Cela aussi, c’est bien de chez nous ! Quel dommage !

Je voudrais, pour une meilleure compréhension, établir un parallèle avec une période noire de notre histoire : La seconde guerre mondiale.

La France, alors, avait perdu son indépendance par l’occupation physique d’une armée étrangère. Tout le monde s’en rendait compte. C’était visible et sonore. J’étais un enfant mais je me souviens du martèlement des bruits de bottes cadencés de jour comme de nuit ainsi que des explosions des bombes américaines. Ils résonnent encore dans ma tête.

Dans la résistance, on ne demandait pas à un postulant combattant s’il était communiste, centriste, catholique, royaliste, etc.. On vérifiait simplement qu’il était motivé par la libération de son pays, qu’il savait se servir d’un fusil ou d’une mitrailleuse et naturellement qu’il n’était pas un sous-marin de l’occupant.

Aujourd’hui, nous avons perdu notre indépendance. Cela ne se voit pas car il n’y a pas d’armée étrangère sur notre sol. C’est beaucoup plus subtil. Au fil des traités, nous perdons tous nos leviers de commande. Nous sommes assujettis à des forces occultes et hostiles qui nous dominent et nous détruisent à petit feu en prenant, malgré nous, des dispositions contraires à nos intérêts. Nous sombrons de plus en plus dans la déchéance.

Avec la réintégration de la France dans l’OTAN, nos forces armées, ou plutôt ce qu’il en reste, sont maintenant sous domination américaine.

Par ailleurs, je vous rappelle qu’il aura fallu près de 12 années de négociations pour obtenir simplement le droit de ramener la TVA à 5.5% pour les restaurateurs, sauf pour les alcools. Encore une restriction ! Notre Président ferait bien d’éviter de pousser trop de cocoricos. Ce n’est pas une victoire, mais un os qu’on a bien voulu jeter au petit Médor.

Nous sommes comme le conducteur d’une automobile lancée sur l’autoroute et qui pour une raison impérative doit immédiatement changer de direction. Seulement, il n’a plus accès au frein, au volant, à l’accélérateur, au débrayage ni au changement de vitesses. Il ira tout droit dans le mur. Monsieur Sarkozy ferait bien d’y réfléchir.

Si, par malheur, le traité de Lisbonne était entériné par les peuples et les différents Conseils Constitutionnels, alors, nous aurions perdu tous nos leviers de commande et ne serions plus rien. Notre Président de la République deviendrait le Gouverneur de l’Etat France qui ne pourrait plus, en guise de pouvoirs, qu’inaugurer les chrysanthèmes. Il l’est déjà en grande partie. 70%, environ, de nos leviers de commande ont été transférés à Bruxelles. Il faudrait reconquérir notre droit à disposer de nous-mêmes les armes à la main, c'est-à-dire, à la Yougoslave. Cela ne serait possible qu’à la condition de disposer encore à ce moment là d’une force de frappe nucléaire indépendante afin de dissuader les Etats-Unis d’intervenir contre nous comme ils l’ont fait, avec notre aide, hélas, en Yougoslavie, plus particulièrement en Serbie qui était, je le rappelle, traditionnellement un pays ami. Il fallait avant de mettre en œuvre le traité de Lisbonne, placer la force de frappe nucléaire française sous tutelle. C’est presque fait. Ne vous faites pas d’illusions, les américains sont derrière tous nos déboires. Bush ou Obama, même combat !

Notre situation actuelle est identique à celle de la seconde guerre mondiale.

Mêmes causes, mêmes remèdes.

Françaises, français, de toutes sensibilités, unissons-nous !

Nous sommes les résistants, vous êtes les résistants.

Rejoignez notre club de réflexions qui permettra à chacun d’entre nous d’améliorer ses connaissances en matière d’histoire et naturellement en matière de politique par des échanges courriels permanents et par l’intermédiaire du forum de notre site en évitant les bavardages inutiles. Nous aurons alors assez de puissance pour être écoutés et pour obliger à créer l’union de tous les souverainistes, patriotes et indépendantistes sans exception. Je dis bien, sans exception. A moins que d’ici là, un grand élan suite à une prise de conscience, nous entraîne vers la création de ce grand parti unifié que j’appelle de tous mes vœux. Ca sert aussi à cela la réflexion !

Je le répète, l’union de tous les souverainistes, indépendantistes, patriotes et de tous ceux qui sont attachés au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, est le point de passage obligé pour que la France retrouve tout son éclat, son rayonnement, sa grandeur, son honneur, son niveau de vie et que l’on puisse évoquer, sans rougir, la civilisation française.

Pour résumer :

1- Il faut d’abord réunir tous nos partisans au sein du club de réflexion : le MPFID. C’est le plus rapide à faire. Nous n’avons pas le droit de laisser les adeptes de notre cause se perdre dans la nature. La création du grand parti unifié prendra du temps car il faudra convaincre que ce n’est pas tel ou untel qui pourra nous sortir du guêpier dans lequel nous nous trouvons, mais uniquement le peuple de France.

2- Parallèlement, il faudra tout mettre en œuvre pour réaliser ce grand parti patriotique qui remplacera toutes ces petites formations vouées éternellement à l’échec.

Je répète, comme chaque fois que j’en ai l’occasion, une très belle phrase du Général de Gaulle : « On peut être grand, même sans beaucoup de moyens. Il suffît d’être à la hauteur de l’histoire ».

Encore faut-il la connaître cette histoire !

Pour ceux qui ne le savent pas, nous disposons d’un site internet que l’on peut joindre sous Google, en tapant tout simplement : MPFID et ensuite en cliquant sur accueil. Nous ouvrirons, au mois d’octobre, une page didacticielle consacrée à notre histoire, la vraie.

Rejoignez notre club de réflexion : Le MPFID.

Vive la République, vive la France !


Jean-Claude Martinez: ancien député Français au parlement européen


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