LE DESARMEMENT MORAL. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 0
FaibleMeilleur 
Écrit par Georges Martin   

LE DESARMEMENT MORAL.

J’ai 79 ans, mais je me souviens que dans ma jeunesse, au cours des repas de famille, les discussions portaient sur les métiers qu’exerçaient les adultes et sur les carrières qu’envisageaient d’embrasser les jeunes.

Pour les premiers, ils racontaient le bonheur qu’ils éprouvaient à exercer un métier et ils étaient très fiers de la qualité de ce qu’ils avaient produit. La question financière était rarement évoquée, peut-être par pudeur. Il fallait être un excellent professionnel. C’était la base. Nous autres, les jeunes, écoutions avec beaucoup d’attention ce qu’ils nous racontaient. Nous étions pressés d’arriver à leur niveau de capacité.

Je précise, je l’ai déjà évoqué dans un texte précédent, qu’une grande partie de ma famille est issue de l’immigration italienne de la fin du 19ème siècle. Malheureusement, je ne parle pas italien. Ils furent chassés d’Italie par la misère. Personne ne se plaignait. Peut-être à cause des difficultés endurées. Cependant, l’éducation qu’ils m’ont transmise fut de très bonne qualité. Ils avaient des principes.

Cela se passait dans ce qu’on appelait les classes moyennes modestes. Ils ne disposaient pas de gros moyens. Personne ne disposait de voiture. C’était juste après la seconde guerre mondiale. Nous étions encore marqués par ces évènements tragiques mais, malgré cela, nous étions heureux, modestement heureux.

L’idéologie marxiste puis communiste et socialiste à force d’inculquer la lutte des classes finit par prendre une forme de pouvoir sur la pensée individuelle et détruisit en très grande partie ce que j’ai évoqué ci-avant. Aujourd’hui, les jeunes ne parlent que d’argent. Quand on leur demande ce qu’ils veulent faire dans la vie, ils répondent souvent : un métier qui rapporte beaucoup d’argent.

Au marxisme s’est ajouté le capitalisme qui permet de gagner de l’argent en faisant de l’argent avec de l’argent sans rien donner en contrepartie.

Le fric est devenu le but recherché. La spéculation va bon train. Comment voudriez-vous expliquer à notre jeunesse que pour exercer le métier de boulanger, il faut se lever chaque jour à 5 heures du matin et gagner des centaines de fois moins qu’un joueur de football.

Et pourtant, la nourriture est indispensable à la vie. Il faut donc des gens qui la produisent. Il en est de même pour l’industrie automobile et pour toutes les autres. Le bien-être ne peut exister que parce qu’il y a des gens qui produisent les richesses vitales. Ils sont malheureusement oubliés à la distribution des prix.

Oui, la France va mal, très mal. Les esprits sont complètement démobilisés. Ils sont moralement désarmés. Quand on travaille et que ce dernier ne vous permet pas de faire vivre dignement votre famille, vous finissez par détester le métier que vous exercez. Il est très dur alors de remonter la pente.

Une chose est certaine. Lorsqu’un pays s’effondre c’est tout simplement parce que la population est moralement malade. C’est très grave. Il faut alors un remède de cheval. Je l’ai proposé et expliqué dans un texte qui figure sur mon site. Seul Charles Pasqua ma répondu. Il a demandé l’avis du ministère des finances qui a répliqué qu’il n’y avait que des avantages. Il s’intitule : Projet de réformes de la Nation Française. Alors pourquoi nos hommes politiques boudent-t-ils ces réformes ? Je pense que c’est pour éviter de froisser de gros intérêts.

J’écoute avec une attention tout de même distraite, je l’avoue, les primaires des deux camps. N’avez-vous pas l’impression qu’ils essaient de copier l’organisation politique américaine. Ce ne sont pas nos traditions. Il y a beaucoup mieux à faire.

Le Général de Gaulle lorsqu’il a créé la 5ème République voulait que ceux qui se présentent à l’élection suprême ne soient pas l’émanation d’un parti politique de manière à être le Président de tous les Français. Pour être le Président de cette République il fallait être à la hauteur de celle-ci. Les successeurs du Général, plutôt que de s’élever, ont préféré abaisser la 5ème République pour la placer à leur niveau. En faisant cela, ils ont détruit la France pour satisfaire leurs ambitions personnelles. Pour se dédouaner, certains veulent créer une sixième république qui n’apportera rien de nouveau. Ce sont les hommes qui font la politique, avec leurs qualités et leurs défauts. Vous pouvez changer sans arrêt les règles du jeu, vous n’arriverez pas à changer les hommes s’il n’y a pas dans leur subconscient les restes d’une éducation spirituelle qu’ils n’ont plus aujourd’hui et qui leur imposait des limites à ne pas dépasser.

Oui, bien qu’étant d’origine italienne par ma mère, mes parents et moi-même étions et sommes des patriotes Français. La Patrie, c’est la terre de nos pères. Nous ne pouvons pas laisser tomber ce grand pays en difficultés, à l’origine de la civilisation occidentale, qui a besoin de nous au même titre que nous avons besoin de lui. Il faut le faire renaitre spirituellement et matériellement. L’un ne va pas sans l’autre. C’est une question d’honneur et de survie.

Beaucoup parmi ceux qui se prétendent capables de gagner l’investiture suprême, en dehors d’une ambition personnelle démesurée, ne pourraient même pas exercer un rôle de cadre dans une entreprise de production. J’ai souvent envie de vomir. Ils vous disent : J’en prends la responsabilité. Cependant, ils ruinent les Français et partent avec une retraite importante. Demandez à ceux qui ont fait faillite, grâce à leurs agissements, combien ils touchent lorsqu’ils n’ont plus rien. En fait, ils n’ont aucune responsabilité. Celui qui est toujours responsable, c’est le cochon de payant appelé aussi le peuple.

Pour cette élection, suivez celle ou celui qui vous apportera plus que de l’argent : La fierté d’être Français. C’est la seule solution pour vous réarmer moralement.

Vive la France libre, indépendante et souveraine !

Georges Martin.

Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
 
:angry::0:confused::cheer:B):evil::silly::dry::lol::kiss::D:pinch:
:(:shock::X:side::):P:unsure::woohoo::huh::whistle:;):s
:!::?::idea::arrow:
 
Saisissez le code que vous voyez.

3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 
Joomla Templates by Joomlashack