HUGUES CAPET.
Écrit par Georges Martin   

Hugues Capet né entre 939 et 941, mort à Melun en 996

Roi de France de 987 à 996.

 

Hugues descendait de Robert le Fort; les Robertiens étaient vassaux des Carolingiens, mais de puissance égale. A la mort de Louis IV d'Outre Mer, Hugues le Grand favorisa l'accession au trône du fils de Louis, Lothaire ( avant dernier carolingien ), et de Gerberge, fille de Henri 1er, roi de Germanie.

 

Hugues Capet était fils de l'autre fille d'Henri 1er Hadwige, et de Hugues le Grand, dux Fancorum; Lothaire et Hugues étaient donc cousins germains.

 

Les familles rivales étaient devenues alliées, les jeunes gens étant placés sous la médiation de Brunon, archevêque de Cologne, Hugues manifestant sa loyauté vis à vis de son cousin carolingien.

 

Sa puissance n’était guère supérieure à celle qu'il détenait comme duc des Francs, et les débuts de son règne furent difficiles: contestation de Charles de Lorraine, son concurrent à l'élection, qui chercha à s'emparer de Reims, difficultés avec le Pape Jean XV ( nomination de Gerbert d'Aurillac par Hugues comme évêque de Reims ).

 

Le comportement politique d'Hugues est marqué par trois constantes: son action anti impériale contre Otton 1er et Otton II, ses oncle et cousin, malgré leurs liens de famille, le souci de fonder une dynastie de caractère religieux, et enfin de garantir l'intégralité de son territoire.

 

Roi féodal, il a imposé son autorité à ses puissants féaux, parfois en les divisant pour mieux régner. Il a su aplanir les tensions avec Rome.

 

Il fut certes servi par les circonstances, notamment par la mort accidentelle du tout jeune Louis V, dernier carolingien, qui permit son élection par les Grands à Senlis en 987. Mais la patience et la ténacité de ce roi taciturne, son habileté, son art de la négociation furent reconnus de tous.

 

Laissant à ses héritiers un pays fort et une fonction prestigieuse, il fut le premier de ces "Rois qui ont fait la France".

 

Il a été inhumé à Saint Denis .