| LETTRE OUVERTE A PHILIPPE DE VILLIERS. |
| Écrit par Georges Martin | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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CHRONIQUE D’UNE DEFAITE ANNONCEE Mon cher Philippe,
Je me souviens des universités d’été des cadres à Lyon. Beaucoup de présidents de fédérations s’y sont exprimés. Peu de propositions militantes furent prises en compte.
Pour ma part, j’avais posé une question sur les moyens matériels des fédérations et insisté en disant que rien ne pourrait se faire sans celles-ci. Patrick Louis et vous-même avez éludé poliment la question et êtes passés rapidement à un autre sujet moins coûteux.
Les fédérations n’ont pas été développées, sauf celle de Vendée. Vous en voyez le résultat aujourd’hui. Vous êtes le seul élu. Seule une présence constante des militants parmi la population était capable de faire triompher nos idées. Pour cela, il était nécessaire de disposer d’un peu de moyens.
Les généraux qui conduisent les batailles sans tenir compte des avis de leurs officiers sont ceux qui subissent les défaites. Des armées avec des soldats sans arme sont battues d’avance.
Les seuls moments où nous étions sollicités étaient pour les campagnes électorales. Nous recevions des quantités de tracts que nous ne pouvions distribuer faute de moyens en militants. La plupart des ceux-ci finissaient à la poubelle (pas les militants, les tracts). Avec cet argent gâché et mieux employé, nous aurions pu agir positivement, avec efficacité.
Le dernier Conseil National fut une catastrophe, mais, de toutes les manières, il était déjà trop tard. Les engagements avec Libertas étaient déjà pris. Alors, pourquoi ce conseil ? Pour avaliser des décisions en nous plaçant devant le fait accompli ?
Une présence permanente parmi le peuple demande un travail de longue haleine. Des années sont nécessaires. Or, après chaque élection ce fut le silence total et la fuite de nos militants. Pénélope avait une raison majeure de défaire le travail qu’elle avait fait la veille. Pas nous, car nous avions en main la destinée de la France.
Je pense que Declan Ganley vous a été mis dans les jambes pour détruire le mouvement souverainiste avec sans doute la bénédiction de Nicolas Sarkozy et des américains. Il a rempli son contrat.
Pour ma part, je n’ai pas voulu participer à cette mascarade. J’avais raison. Je continuerai mon combat car, comme vous, j’ai des enfants et des petits enfants que j’aimerais imaginer heureux dans l’avenir.
Il convient de réfléchir dès ce soir à une phrase d’André Malraux : « Votre Europe, si elle voit le jour, commencera par une guerre de sécession ». Quel visionnaire !
Croyez bien, cher Philippe, que malgré tout ce qui est arrivé, je vous conserve toute mon amitié car vous avez porté bien haut tous nos espoirs.
Georges Martin.
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