| LA CONSTRUCTION D'EOLIENNES. |
| Écrit par Georges Martin | |||||||
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LA CONSTRUCTION D’EOLIENNES. C’est une catastrophe écologique : la France s’engouffre, tête baissée, dans l’installation d’aérogénérateurs, souhaitant passer de 2000 éoliennes géantes en 2008 à près de cinq fois plus en 2020.
Le protocole de Kyoto visait à diminuer les gaz à effet de serre en vue de préserver la couche d’ozone et du réchauffement climatique. Il y a été établi que tous les pays signataires devraient produire en 2020, 20% de leur consommation électrique sous forme d’énergie renouvelable. Comme complexée par son retard vis-à-vis de l’Allemagne en matière d’éoliennes, la France semble s’être engouffrée, tête baissée dans l’installation d’aérogénérateurs, souhaitant passer de 2000 éoliennes géantes en 2008 à près de 5 fois plus en 2020.
Or, Der Spiegel, grand hebdomadaire allemand, a plusieurs fois titré que la plus grande catastrophe écologique jamais subie depuis la seconde guerre mondiale était justement ces champs entiers d’éoliennes industrielles. De 150 m de haut environ, visibles à 15 km à la ronde, installées sur les couloirs de passages d’oiseaux migrateurs et oiseaux soi-disant protégés, elles donnent le spectacle de ces plaines désolées aux infrastructures rouillées.
Mais le vent ne produit de l’électricité que 25% du temps dans l’intérieur des terres et 30% le long des côtes. Or, pour maintenir une électricité constante sur le réseau, on doit remettre en marche des usines thermiques (qui peuvent fonctionner ou s’arrêter en 1h30). Bien souvent à base de fuel et de charbon, elles concourent à des émissions supplémentaires de CO2.
Le parc nucléaire Français, quant à lui, a encore plusieurs dizaines d’années d’espérance de vie. Ne dégageant aucun CO2, il n’est nullement question de les arrêter avant leur terme. Monsieur Sarkozy vient même d’annoncer la construction d’une seconde EPR, qui a l’avantage de diminuer les déchets nucléaires.
Malgré tout, « tant que les habitants continueront à croire que c’est écologique, même si cela ne l’est pas, on continuera à en mettre », nous a confié un haut fonctionnaire de l’Etat.
De plus, cette énergie est subventionnée par les consommateurs EDF : nous, quoi !
On achète cette électricité aux promoteurs 3 fois le prix auquel il est revendu. Si on en avait besoin, pourquoi pas !…Mais on exporte déjà 10 à 20 % de notre électricité, à l’Allemagne essentiellement. Produire plus, pour exporter plus, certes, mais à perte, quel non sens économique !
Le tourisme vert, avenir du tourisme, une des seules activités indélocalisables d’un pays, risque fort d’être mis en péril lorsque des régions entières auront leurs paysages banalisés !
Est-ce tout cela que nous voulons ?
Alors quelles sont les meilleures solutions ?
La géothermie, les puits canadiens, la biomasse et même les éoliennes domestiques et esthétiques telles celles dessinées par Stark ainsi que le solaire avec les ardoises solaires en pays d’ardoises. Ces solutions n’entraînent tout du moins pas de pollution visuelle et devraient permettre une utilisation sur place de l’énergie produite. Mais surtout, pourquoi s’engager dans une course poursuite à l’augmentation de la production à tout prix, et ne pas rechercher avant tout vers l’isolation des bâtiments !…
Un vaste champ de réflexion s’ouvre donc pour qui est soucieux d’environnement, qui n’est certainement pas un champ d’éoliennes si préjudiciables.
Sabine Cadart
Présidente de l’ASPPHEL (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine et des Paysages).
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